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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:28

Le prétendu manque de compétitivité des entreprises française fait la une de tous les media....La droite unie, qui n'a jamais accepté l'élection de François Hollande tant elle est persuadée que la direction du pays lui appartient ad vitam aeternam n'a cessé de faire pression sur l'exécutif....

 

Le Medef lui a emboité le pas ainsi que les représentants des plus grosses entreprises....Une seule lithanie:

 

Baisse des charges sociales, sans contrepartie, compensée par une augmentation de la CSG, de la TVA ou des deux...

 

Les français sacrifiés à l'aune d'un manque de compétitivité dans lequel de toute façon, ils n'ont aucune responsabilité...

 

Des sous réclament ils et ce depuis des décennies à chaque fois qu'ils ont un problème et les sous ils ne les utilisent pas pour redresser leurs entreprises, pour innover, pour améliorer leur image de marque...Non, ils le reversent à leurs actionnaires ce qui leur permet de percevoir un dividende à deux chiffres, aux cadres dirigeants de l'entreprise sous forme de stocks option et de primes diverses et variées....Et pourquoi pas puisque les gouvernements successifs sont bons princes...avec l'argent des contribuables, du peuple...

 

Candidate aux primaires socialistes, Ségolène Royal avait marqué une forte volonté d'aider les PME qui créent des emplois et annoncé la nouvelle donne dans le cadre d'une politique du donnant donnant.

 

"Ségolène Royal propose 7 actions concrètes pour une nouvelle donne en faveur des PME

"Ségolène Royal a présenté ce matin 7 actions concrètes en faveur des PME, des entrepreneurs et des salariés pour une nouvelle donne en faveur des petites et moyennes entreprises "qui ont créé 80% des emplois ces dernières années".

Invitée d'un débat organisé par le mouvement patronal Ethic sur le thème: "Que peuvent attendre les entreprises du retour de la gauche ?, Ségolène Royal a déclaré aux chefs d'entreprises présents : "Je veux, dès l'élection présidentielle, réunir un Grenelle des petites et moyennes et de l'esprit d'entreprendre". Ce Grenelle permettra de "définir la 'nouvelle donne'", a-t-elle avancé, c'est-à-dire des "règles stables" pour ces entreprises, qui seront "arrêtées avant la loi de finances 2013 et ne bougeront pas pendant le quinquennat".

 

Cet engagement correspondait aux souhaits des PME.

Ségolène Royal lors de l'université la France et la République avec Jean-Pierre Chevènement
Ségolène Royal lors de l'université la France et la République - © Razak



"Nous mettrons en place un 'small business act' à la française, pour mettre fin aux obstacles bureaucratiques, garantir l'accès aux achats publics et aux fonds de recherche, parce qu'aujourd'hui 80% des aides ne vont pas aux PME." a expliqué Ségolène Royal. Ce 'small business act' est le nom d'une loi du Congrès des Etats-Unis qui a permis d'accompagner l'essor de nombre de petites entreprises américaines." poursuivait Ségolène Royal qui en outre s'en prenait aux banques.



Dénonçant l'attitude des banques françaises qui ne font pas confiance aux PME, Ségolène Royal a insisté sur la nécessité d'une réforme bancaire qui verrait la présence de l'Etat au conseil d'administration des banques et la séparation des activités spéculatives et des activités d'investissement dans les entreprises, comme l'a fait Obama aux USA. Ainsi lorsque les activités de pure spéculation seront à nouveau en difficulté, la collectivité n'aura pas à en supporter les conséquences. Parrallèlement, Ségolène Royal mettra en place une banque publique d'investissement régionalisée, "comme cette banque n'existe pas aujourd'hui c'est la Région qui est banquière !" a-t-elle expliqué.

Dans le domaine des propositions, Ségolène Royal a redit sa volonté de développer une politique industrielle forte axée sur la croissance verte, le développement des énergies renouvelables tout en créant une véritable politique d'innovation en faveur des PME :
"Je veux redéployer toutes les aides et notamment le crédit d'impôt recherche."

Ségolène Royal a rappelé que "les petites et moyennes entreprises payent 2,3 fois plus d'impôt que les entreprises du CAC 40", celle faisant appel à "l'optimisation fiscale", une injustice flagrante qu'il conviendra de réparer. En matière d'impôt sur les sociétés, Ségolène Royal propose la modulation de l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires.

Ségolène Royal a aussi évoqué la nécessité d'un droit à l'échec pour les créateurs d'entreprise, sans lequel il ne peut pas y avoir d'innovation. Les bourses Désirs d'Entreprendre mises en place dans la Région Poitou-Charentes permettent d'ouvrir le champ de l'entrepreunariat et ce droit au succès à tous les publics. Sa 7ème proposition était donc la sécurisation du parcours des jeunes créateurs d'entreprises.

En contrepartie de cette "nouvelle donne" en faveur des PME, Ségolène Royal a présenté aux chefs d'entreprise les 7 contreparties que la France et les Français attendaient d'eux.
Ségolène Royal leur a demandé qu'ils jouent le jeu du pacte pour l'emploi des jeunes, que le dialogue social soit modernisé, comme en Europe du Nord, et que les entreprises s'engagent sur la sécurisation des parcours professionnels, sur la lutte contre la souffrance au travail "qui est un mal terrible qui nuit aussi à l'efficacité des entreprises".

Ségolène Royal a aussi expliqué que les entreprises devraient revoir les contenus des emplois des séniors en s'inspirant de ce qui se fait en Finlande. Au titre des contreparties, Ségolène Royal a aussi évoqué la nécéssité d'agir vraiment contre la précarité et d'augmenter les bas salaires.

"Je vous demande d'accepter le conditionnement des aides publiques à l'interdiction de licencier et et de délocaliser dans les entreprises qui font des profits. Je l'ai mis en place en Région, au début cela a suscité des protestations... aujourd'hui tout le monde l'accepte donc on peut le faire au niveau national. C'est un point très important." a déclaré Ségolène Royal aux chefs d'entreprises venu débattre.

Elle a rajouté "c'est la gauche qui va réconcilier le pays avec les entreprises car nous n'avons pas un discours démagogique et facile."

Delphine Batho, députée des Deux-Sevres, qui a live-tweeté l'intervention de Ségolène Royal, a capté les confidences de chef d'entreprises surpris de la précision de la candidate, qui "est la seule qui a compris qu'il y a un enjeu sur le renouvellement du tissu productif" et finalement "fait un tabac devant une salle à priori hostile".

 

C'est Hollande qui a été élu et se trouve confronté aux difficultés résultant de la politique inconsidérée du Sieur Sarkozy qui n'a cessé de creuser la dette en distribuant toujours plus aux riches et en ne faisant rien pour sauver l'industrie française.

 

Le Président de la République socialiste et son gouvernement ont décidé de confier à l'industriel Gallois un rapport pour avoir une connaissance exacte de l'état calamiteux des entreprises et recueillir son avis sur les solutions possibles.

 

LE GRAND JOUR EST ARRIVE.

 

Compétitivité : les principales mesures du rapport Gallois

Louis Gallois et Jean-Marc Ayrault, le 5 novembre 2012, à Matignon.

 "Un choc de confiance" : c'est ce à quoi appelle le rapport sur la compétitivité de 65 pages que Louis Gallois a remis lundi 5 novembre au premier ministre. Parmi les mesures défendues par le commissaire général à l'investissement, figurent une réduction de 30 milliards d'euros des charges sociales et une vingtaine de mesures relatives à la compétitivité hors coût. Ces dernières devraient faire l'objet d'annonces gouvernementales mardi. M. Gallois souhaite aller vite et défend l'idée que les organisations patronales et syndicales soient associées au redressement.

Le rapport dresse un état des lieux de la situation de l'industrie et de l'économie française qu'une source gouvernementale juge "extrêmement préoccupant". Trois chiffres illustrent "le décrochage" français : "le recul de la part de l'industrie dans la valeur ajoutée, de 18% en 2000 à 12,5% en 2011; les parts de marché des exportations françaises, passées de 12,7 % en 2000 à 9,3 % en 2011 et le solde de la balance commerciale hors énergie, de +25 milliards en 2002 à - 25 milliards en 2012".

Comme le défend le Medef depuis plusieurs mois, les 30 milliards d'allégements de cotisations concerneraient à la fois les charges salariales (à hauteur de 10 milliards) et les charges patronales (à hauteur de 20 milliards). Tous les salaires jusqu'à 3,5 fois le smic bénéficieraient de la réduction des cotisations, qui serait compensée par une augmentation de la CSG, de la TVA et de la fiscalité écologique.


Sensible à la demande de stabilité des entreprises,chère à Ségolène Royal, le rapport propose, comme Les Echos l'ont révélé lundi, que l'Etat s'engage "à ne pas modifier cinq dispositifs" au cours du quinquennat: le crédit d'impôt recherche, les dispositifs Dutreil sur la détention et la transmission d'entreprises, la contribution économique territoriale, les incitations fiscales aux jeunes entreprises innovantes et les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME.

"SMALL BUSINESS ACT"


Côté industrie, M. Gallois propose de "conditionner les soutiens de l'Etat aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants". Il préconise de reprendre les recherches sur les gaz de schiste et retient trois priorités pour le commissariat général à l'investissement: les technologies génériques, la santé et l'économie du vivant, et la transition énergétique. Le rapport propose d'aligner les conditions des crédits et garanties export "sur le meilleur niveau" constaté chez nos concurrents. Il reprend l'idée d'un Small Business Act à la française pour les PME. Il souhaite que la fiscalité sur l'assurance-vie favorise les contrats investis en actions.

L'industriel recommande que les représentants des salariés participent, "avec voix délibérative", aux conseils d'administration des entreprises de plus de 5 000 personnes. Il propose de doubler le nombre de formations en alternance et de mettre en place un compte individuel de formation "attaché à la personne" et non à l'entreprise. 

 

 

Le gouvernement n'enterrera pas ce rapport mais refuse d'ores et déjà certaines mesures phares.

 

EN PARTICULIER, A NOTRE GRAND SOULAGEMENT:

 

Matignon refuse la proposition de Gallois de poursuivre les recherches sur le gaz de schiste


Le gouvernement français ne retiendra pas parmi ses mesures pour relancer la compétitivité la reprise des recherches sur l'exploitation des gaz de schiste, préconisée dans le rapport du commissaire à l'investissement, Louis Gallois, indique aujourd'hui Matignon.

Selon les services du premier ministre, "cette proposition n'est pas retenue, la ligne édictée par le président de la République lors de la conférence environnementale reste inchangée".

La proposition de Louis Gallois visant à ce que  " la recherche sur les techniques soit poursuivie" se heurte en effet à des inconvénients environnementaux majeurs concernant en particulier les gaz à effet de serre et les risques de pollustion des eaux...

La proposition de l' ex-patron d'EADS et de la SNCF faisait écho aux souhaits des industriels plus soucieux de leurs picaillons que de la santé des Français ou de la préservation de la planète, qui n'ont cessé de réclamer une réouverture du débat sur les gaz de schiste, depuis l'interdiction en 2011 par l'ancienne majorité UMP de la fracturation hydraulique, seule technique existante permettant d'extraire cette ressource non-conventionnelle du sous-sol.

Une telle proposition est inacceptable pour un gouvernement de gauche. En outre elle est en contradiction avec la ligne politique sur laquelle François Hollande a été élu consistant à développer les énergies renouvelables et à réduire de 25% la part du nucléaire dans l'électricite. L'énergie polluante ne fait pas partie de nos options.

 

Selon les renseignements dont on dispose, le Gouvernement refuse également de transférer les charges sociales sur la CSG et la TVA, privilégiant un crédit d'impôt et subordonnant le dit crédit à la règle du donnant donnant chère à Ségolène Royal et à Arnaud Montebourg, mais aussi au premier ministre.

Le gouvernement proposerait 20 milliards de crédit d'impôt aux entreprises

 Louis Gallois et Jean-Marc Ayrault, le 5 novembre à Matignon.

Le gouvernement va proposer aux entreprises 20 milliards d'euros sous forme de crédit d'impôt et sur trois ans pour relancer leur compétitivité, a assuré lundi à l'AFP une source proche du gouvernement, après la remise du rapport Gallois. "Sauf revirement de dernière minute", cette mesure sera annoncée mardi par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'un séminaire gouvernemental, a précisé cette source, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.

Au lieu d'un transfert des cotisations sociales vers la fiscalité, tel qu'il a été préconisé par le commissaire à l'investissement Louis Gallois dans son rapport, il s'agirait donc d'un chèque aux entreprises dans le but de faire progresser leurs marges qui ont dégringolé ces dix dernières années. La piste d'une réduction supplémentaire des dépenses publiques est également à l'étude, a confirmé la même source.

 

BAISSE DES COTISATIONS SOCIALES DE 6 % SUR LES BAS SALAIRES


Selon le site Internet du Point lundi, le gouvernement ne suivra pas la recommandation Gallois sur le transfert des charges. Sans dévoiler ses sources, le magazine affirme que l'exécutif choisira d'octroyer un crédit d'impôt aux entreprises se traduisant par une baisse des cotisations sociales de 6 % sur les bas salaires, ce qui représenterait un total de 20 milliards d'euros.

 

Pour financer cette dépense, toujours selon Le Point,information confirmée par la deuxième chaine, le gouvernement économiserait 10 milliards d'euros sur le budget 2014 de l'Etat et des collectivités. Mais surtout, il augmenterait légèrement le taux principal de la TVA de 19,6 % à 20 %. Le gouvernement a plusieurs fois affirmé qu'il ne voulait pas toucher à la TVA.

 

La plupart des autres préconisations de Louis Gallois seraient prises en compte.

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