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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:06

Dans sa dernière conférence de Presse, François Hollante a reconnu son appartenance au concept de "Sociale Démocratie" Cette sociale démocratie dont Ségolène Royal disait, pendant sa campagne de 2007:" la sociale démocratie est un modèle périmé."...La sociale démocratie qui a échoué partout...

 

Mais à vrai dire je ne suis pas surprise...Social démocrate il était déjà lorsque, Premier  Secrétaire du PS, il s'accrochait aux basques de Dominique Straus khan, le plus à droite du PS, pour mieux évincer Fabius qui s'affichait plus à gauche.

 

Je n'en suis pas surprise et l'ai écrit et réécrit sur ce blog, sur Facebook et Tweeter  pendant la campagne de la primaire socialiste. Hollande n'a jamais été ce que j'appelle un homme de gauche mais a toujours joué les équilibristes pour maintenir l'unité du Parti.

 

 

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  Social démocrate affiché par ses actes lorsqu'il a constitué son gouvernement confié à Jean Marc Ayrault, social démocrate assumé et a confié les ministères les plus importants aux sociaux démocrates du PS...Moscovichi, Sapin etc...

 

Nous sommes donc très loin du Socialisme de Jaures dont se prévalait Ségolène Royal...

 

Car il existe un fossé entre le socialisme et la sociale démocratie.

 

 

À l'origine, le terme social-démocratie désigne plus précisément un modèle d'organisation politique socialiste, apparu d'abord en Allemagne., qui repose sur un Parti fortement structuré, ayant de nombreux adhérents et organisations affiliées, dont notamment des syndicats puissants et assurant au parti de solides assises. L'historien Michel Winock définit la social-démocratie, telle qu'elle apparaît avec le « modèle allemand » comme « une contre-société ouverte » fondée sur « un profond enracinement dans la classe laborieuse, lequel s'opère grâce à l'alliance, l'osmose ou simplement l'articulation entre parti et syndicat »


 Problême, problême: Si en Allemagne il existe un véritable pacte, une vraie négociation  solide entre syndicats et gouvernement social démocrate, en France il existe une multiplicité de syndicats, peu représentatifs en raison de leur faible nombre d'adhérents et indépendants quel que soit le gouvernement en place.


On n'a pas remarqué que l'élection de François Hollande avait mis fin aux manifestations de la CGT, aux revendications de FO ou de la CFDT, même si celle ci se montre plus souple et attachée à la sociale démocratie.

 

Donc la sociale démocratie n'est pas adaptée à la structure de notre pays, à son identité profonde. C'est pourquoi Ségolène Royal a raison de dire que la sociale démocratie est un modèle périmé. En réalité plus centriste que socialiste...On l'a vu en considérant les réactions des centristes, pourtant traditionnellement rattachés à la droite. Donc la question se pose: Hollande veut il nous entraîner vers une alliance avec la droite?

 

Mais Hollande est il réellement social démocrate. On a vu pendant la primaire socialiste au cours des débats télévisés l'affrontement entre François Hollande, Martine Aubry qui elle est réellement social démocrate et Ségolène Royal qui est social écologique. On en doute.

 

En effet, la politique économique sociale démocrate est une politique de la demande,fondée sur sur la relance.

 

Lors du débat des primaires, Ségolène Royal avait préconisé de mener à la fois une politique de croissance et une politique de rigueur pour rembourser nos dettes, ce qui était judicieux car sans croissance on est dans l'impossibilité de résorber le dette colossale que nous ont laissée nos prédécesseurs et on s'apprête a se trouver guéri mais morts.

 

François Hollande avait divisé son quinquennat s'il était élu en tranches: la première ramener la France à l'équilibre. La seconde, lorsqu'on aurait dégagé des marges, pour relancer la croissance.

 

Sa politique était, sans le dire la politique de l'offre exigée par l' Europe et aujourd'hui on voit où ça nous mène.

 

Pour être juste il faut admettre que François Hollande, s'il n'a pas inversé la courbe du chômage a du moins réussi à la stabiliser. Mais pour combien de temps....5O milliards d'économies en trois ans alors que la croissance est quasiment nulle...Les effets de cette politique libérale, car elle est bel et bien libérale cette politique, se font déjà sentir.

 

Exemple:Marie Sol Tourraine a annoncé que le Doliprane, fabriqué en France, allait être transformé en générique...Oui, mais le laboratoire Sanofi s'est dit incapable de fabriquer le produit générique au prix de la concurrence...Donc il a annoncé la fermeture des usines de fabrication et la mise au chômage de leurs salariés...Plusieurs milliers de salariés. Une décision de localisation de plus!

 

Oui mais à ces salariés, il faudra bien payer des indemnités de chômage et allourdir le budget de l'UNEDIC...Donc on diminue le déficit de la Sécurité Sociale  en augmentant celui de l'Assurance Chômage. Où est le bénéfice, si ce n'estun effet de vases communiquants et un coût humain terrible.

 

Autre exemple...Dans toutes les villes on voit, pour faire des économies, disparaître de nombreuses agences de la SNCF, induisant une compression de personnels et pour les usagers des attentes importantes pour être servis, d'où une dégradation du service public.....

 

Selon les dernières rumeurs Hollandes engagerait dans certains domaines un retrait du service public. Oui, mais on en connaît les conséquences pour les usagers...Partout ou le service de l'eau n'est plus en régie les prix ont augmenté de façon catastrophique...Même chose pour GDF et EDF, dont les tarifs ont fortement progressé depuis que ces sociétés sont partiellement privatisées...car, on le sait les sociétés privées sont animées par la recherche du profit et rendent de moins bons services que le service public....

 

Donc, François Hollande nous ment lorsqu'il se dit social démocrate...De la Social Démocratie, il n'a pris que le principe de négociation avec les syndicats...Pour le reste il apparaît ce qu'il est  en réalité, c'est à dire  social libéral, voire libéral et avec son pacte de responsabilité il nous fait la promesse inconsidérée, sous la pression de l'Europe de conduire la France vers toujours plus de libéralisme, la paupérisation des Français pour enrichir toujours plus les plus riches.

 

Ce n'est évidemment plus une politique de gauche.

 

 

Les deux têtes de l'éxécutif sont tombées sur la tête...D'après les média, les élus locaux qui vont devoir affronter des élections municippales dans des conditions très difficiles s'affolent...Le Parti Socialiste s'affole...Ce qui n'empêche pas le Président de la République qui estimerait ne plus avoir rien à perdre à mener  une politique désordonnée, incohérente, illisible pour les Français.

 

Ainsi,refusant de donner des gages à la gauche Hollande  cède devant une manif d'extrême droite, extrêmement minoritaire et repousse la discussion de la loi sur la famille. Ce faisant il s'attire les critiques des députés de gauche, y compris socialistes et recule....faisant, au pire moment une démonstration de faiblesse...

 

Arrive ce qui devait arriver, il s'effondre dans les sondages...Valls s'effondre dans les sondages...pendant que les média estiment un remaniement ministériel inévitable...que Ségolène Royal est la seule socialiste à monter dans les sondages et est donnée ministre.

 

 

 

Ainsi le Nouvel Observateur publie sur ce point un article éloquent:

 

"

E PLUS. Ségolène Royal, le retour ? La présidente de la région Poitou-Charentes regagne des points dans l'opinion. et chez ses amis socialistes. Valérie Trierweiler partie de l’Élysée, il ne reste plus d’obstacles pour son entrée au gouvernement. Sauf un : elle-même… Décryptage de notre chroniqueur Thierry de Cabarrus.

 

Ségolène Royal à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 23 août 2013 (APERCU/NOSSANT/SIPA)

Ségolène Royal à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 23 août 2013 (APERCU/NOSSANT/SIPA)

 

Après six ans de purgatoire, depuis la présidentielle perdue de 2007, après aussison retour annoncé de multiples fois, ( presque aussi souvent que cdelui de Nicolas Sarkozy!, Ségolène Royal revient enfin dans l’arène politique. Avec l’espoir, en avril prochain, d’entrer au gouvernement à la faveur d’un possible remaniement ministériel annoncé dans la foulée des élections municipales.

 

Pour la première fois, en effet, depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir en mai 2012, tous les voyants semblent au vert pour que son "désir d’avenir" personnel puisse être enfin comblé.

 

Il n’y a plus d’obstacles politiques

 

Première surprise, la présidente de la région Poitou-Charentes a regagné les faveurs de l'opinion : elle fait même une percée exactement symétrique de l’effondrement de la cote du président de la République.

 

Alors que celui-ci chute pour la première fois sous la barre des 20 % dans le baromètre TNS-Sofres, elle entre, quant à elle, dans le top 10 des personnalités préférées des Français qui sont 29% à lui voir jouer un rôle politique majeur. Mieux, la voilà qui, à gauche, regagne 8 points (trois à droite) et arrive juste derrière Manuel Valls, Martine Aubry et Christiane Taubira.

 

Ensuite, les socialistes eux non plus ne paraissent plus lui en vouloir de sa défaite de 2007, au point même que certains d’entre eux (Dominique Bertinotti, Marisol Touraine) lui ont organisé in anniversaire surprise à l’occasion de drd 60 ans tandis que d’autres – Michel Sapin, Benoît Hamon, Pierre Moscovici – font toujours partie de ses amis et ne s’en cachent pas.

 

Il n’y a plus d’obstacles sentimentaux

 

Depuis l’affaire du tweet de Valérie Trierweiler et la défaite de Ségolène Royal aux législatives de juin 2012 à La Rochelle, François Hollande s’était, semble-t-il, rapproché de la mère de ses quatre enfants. Mais il ne pouvait pas lui offrir un poste à la mesure de ses capacités car la "Première dame" y avait mis son véto.

 

Avec l’affaire Julie Gayet et la séparation du couple présidentiel, il n’y a plus d’obstacles à ce qu’elle entre au gouvernement, d’autant qu’à cette occasion, Ségolène Royal s’est conduite avec élégance.

 

Non seulement elle s’est refusée à commenter cet événement de la vie privée du chef de l’état (à part un petit tacle), mais en plus, elle n’a pas hésité à annuler la plupart de ses émissions de radio et de télévision pour ne pas donner le sentiment de récupérer à son profit ces aléas sentimentaux.

 

Nul doute que François Hollande aura apprécié cette attitude mesurée qui contrastait avec le comportement agressif de la "Première dame" à l’égard de son ancienne compagne.

 

L’ultime obstacle, c’est elle-même

 

Reste cependant une interrogation : si le départ de Valérie Trierweiler rend plausible le retour en politique de Ségolène Royal, cette dernière est-elle capable de taire ses critiques qui, depuis deux ans, n’ont pas manqué de se multiplier, au delà de la solidarité minimale qu’elle s’est imposée à l’égard du gouvernement ?

 

Certes, elle a salué dans " Le Monde"  "les bonnes décisions d'urgence et les mesures courageuses (de François Hollande) pour réduire les déficits".  Certes, un an plus tard, elle a soutenu fermement "le Président englué dans la malheureuse affaire Léonarda."

 

Mais elle a aussi déploré, en mai 2013, toujours dans "lle Monde" le temps perdu ainsi que ainsi que la méthode maladroite  de Jean-Marc Ayrault lors de l’adoption de la loi sur "le mariage pour tous".

 

Et ce n’est pas tout. Il y a eu en vrac, son hostilité à la taxe climla taxe climat énergie proposée par le ministre de l’Écologie Philippe Martin (en juillet 2013), son opposition au texte sur la prostitution de son ex-amie Najat Vallaud-Belkacem (en novembre), sans oublier ses critiques régulières à l’égard d’un gouvernement secoué par les couacs et de ses ministres "pleurnichards".

 

Elle est "prête, le moment venu"

 

Ségolène Royal use et abuse d’une liberté de parole qui peut laisser penser qu’elle n’a toujours pas digéré sa défaite à la présidentielle et qu’elle adresse un message subliminal aux Français quand elle exprime ses critiques : quelque chose comme "j’aurais fait mieux si j’avais été à la place de François Hollande".

 

Or, pour entrer au gouvernement à la faveur d’un remaniement ministériel sans doute programmé au printemps prochain, pour y décrocher un portefeuille tel que celui de l'Education Nationale par exemple, encore faut-il qu’elle accepte d'"enterrer la candidate de 2007" comme l’a expliqué Caroline Roux vendredi 7 février sur RTL.

 

Pour sa part, elle est, dit-elle, "prête, le moment venu" (en novembre sur Canal Plus). Un message à destination de François Hollande qui, depuis le départ de Valérie Trierweiler, pourrait bien être enfin entendu."

 

Tout cela est vrai. Mais qu'y a-t-il de commun entre la politique triomphante de Ségolène Royal en Poitou-Charente dont les succès sont appréciés en Europe, sur la ligne politique issue du Pacte Présidentiel de 2007 actualisé au cours de la Primaire de 2012  fondée sur la sociale écologie et la ligne de plus en plus libérale imposée par le Président de la République?

 

MAIS QUE DIABLE SEGOLENE ROYAL IRAIT ELLE FAIRE DANS CETTE GALERE?

 

 


 

 

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