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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:05

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Tout au long de la campagne présidentielle François Hollande avait choisi un sentier étroit : gagner la bataille du sérieux sans perdre celle de l'espérance.

 

Le sauvetage de Florange était un engagement et la création du " Ministère du redressement ..." était de nature à donner confiance et espoir, d''autant que la personnalité d' Arnaud Montebourg choisie pour sauver les entreprises que Sarkozy avait laissées aller à vau l'eau, son dynamisme, sa façon de se révolter contre les patrons voyous pouvait laisser penser qu'il réussirait.

 

Et Montebourg, chaque jour se salit les mains pour sauver des salariés du chômage et de la misère. Partout à la fois il se bat pour gagner des emplois.Il est pour François Hollande le gage de la gauche au gouvernement.

 

Mais il oublie qu'on ne prend pas les mouches avec du vinaigre et utilise un vocabulaire insultant pour les entrepreneurs, si voyous soient ils au point, avec Florange, de permettre à Parizot de se dire choquée, ulcérée...

 

Avec Florange il avait trouvé ce qui pour beaucoup, à droite comme à gauche constituait la seule solution...Une prise de contrôle provisoire et la cession à " un entrepreneur, un vrai industriel, un patriote qui offre sur ses biens personnels d'apporter "400 MILLION D'EUROS.."

 

Jusque là apparemment, personne ne l'avait désavoué, ni Jean Marc Ayrault, ni François Hollande...Mais à partir de là c'est le cafouillage le plus complet. Pourquoi? Comment, A vrai dire personne n'en sait rien.

 

Toujours est il que le Premier Ministre désavoue son Ministre, refusant le nationalisation provisoire, l'objectif n'étant pas de nationaliser une entreprise mais " de sauver des emplois.."

 

LE PLUS CHOQUANT EST SANS DOUTE QUE JEAN MARC AYRAULT A CONTESTE L'EXISTENCE D'UN REPRENEUR FIABLE", faisant passer Arnaud Montbourg pour le mariole qu'il n'est pas.

 

Au point que le Ministre a songé à donner sa démission avant d'y renoncer après avoir été longuement reçu par le Président de la République qui lui a assuré que si Mittal ne remplissait pas ses engagements,  il prendrait ses responsabilités. La fourche caudine de la nationalisation n'est donc pas enterrée et serait vite ressortie si le patron voyou ne remplissait pas ses promesses.

 

Beaucoup ont pensé que Arnaud Montebourg avait décidé seul, était allé trop loin, sans en parler à personne...Hélas au fur et à mesure que les heures passent il apparaît que le Premier Ministre et le Président de la République étaient informés. Que la nationalisation temporaire était bien sur la table.

 

Puis il y eut un long entretien entre François Hollande et Arcelor Mittal qui s'est dit très choqué  des propos tenus par Arnaud Montebourg....On ignore tout de la teneur de cet entretien...Mais ce qui est sûr c'est que le choking de Parizot faisant pression une fois de plus a eu un impact.

 

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TOUJOURS EST IL QUE JEAN MARC AYRAULT A REPRIS LES CHOSES EN MAIN ET NEGOCIE UN ACCORD AVEC ARCELOR MITTAL, ALORS QUE CE DERNIER N' A LA COINFIANCE SI DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, NI DU PREMIER MINISTRE, NI DU MINISTRE DU REDRESSEMENT, NI DES ORGANISATIONS SYNDICALES, NI DES SALARIES.

 

ALLEZ DONC Y COMPRENDRE QUELQUE CHOSE ET DE QUI SE MOQUE-T-ON A-T-ON ENVIE DE DIRE...

 

Toujours est il qu' un ACCORD A ETE SIGNE AVEC ARCELOR MITTAL......

 

 

 L' 'accord conclu vendredi par le gouvernement avec ArcelorMittal sur le sort de Florange marque -t- il un  tournant? s'agit il d'une dernière chance donnée à l'industriel? S'agit il de l'enterrement du site de Florange...Ce que les salariés appellent une trahison...

 

Toujours est il que Si les milieux d'affaires sont rassurés, les salariés du site sidérurgique mosellan ont perdu ce qui leur restait de confiance dans la politique.

 


"Nous avons le sentiment d’avoir été une nouvelle fois trahis" a déclaré vendredi le porte-parole de la CFDT Edouard Martin, quelques minutes après la déclaration du premier Ministre Jean-Marc Ayrault faisant part d'une décision mi-chèvre mi-choux : ni plan social, ni nationalisation. "On a l’impression de vivre un Gandrange 2" a confirmé son collègue de la CGT.


Ont-ils été roulés dans la farine ou plus simplement Arnaud Montebourg ne serait-il pas allé trop vite et trop loin, entre deux moulinets, dans ses promesses ? Le cheminement de la décision semble tortueux. Mais surtout il fait apparaître une profonde divergence d'appréciation et d'orientation politique entre Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault.


Le premier voulait réellement la nationalisation temporaire pour écarter Mittal qu'il considére comme un patron voyou et pour envoyer un signal fort aux entreprises de l'hexagone. Le second, plus sage ou plus cynique semble avoir été plus attaché à ne pas dégrader son image vis-à-vis du patronat.

 

Tout ceci est d'autant plus incompréhensible que, contrairement à ce que dit Jean Marc Ayrault, le repreneur potentiel existe bien. Son nom a été dévoilé par le Nouvel Observateur et est désormais cité par tous les média.

 

Il s'agit de l'ex PDG d'ASSILOR, spécialiste de la métallurgie. Arnault Montebourg a d'ailleurs précisé qu'il serait reçu cette semaine à l'Elysée....

 

Il apparaît que, si l'on en croît Aurélie Filipetti, le dossier " n'est pas encore tout à fait bouclé." François Hollande lui-même a affirmé que si l'accord n'était pas respecté par Arcelor Mittal, il prendrait ses responsabilités, Si bien que, commem le dit Arnaud Montebourg la nationalisation est toujours d'actualité.

 

Dont acte...On  n'oubliera  pas cet engagement  et le rappellerons le cas échéant...


 

La déception des salariés est immense. M.Martin, délégué CFDT d' Arcelor Mittal croit savoir, de source d'un proche de la direction, que l'alimentation en gaz des hauts fourneaux serait coupée très prochainement, information contredite par le Secrétaire Général de la CFDT qui soutient que les hauts fourneaux seraient maintenus en veille jusqu'en avril au moins.

 

De quoi alimenter l'angoisse des salariés de Florange...D'autant qu'on entend de ci de là que, certes il n'y aurait pas de plan social mais des pré retraites et des départs volontaires....Si tel était le cas la promesse de préserver les emplois ne serait pas tenue.

 

Donc Arcalor Mittal n'a en réalité rien cédé ni rien promis de sérieux....comme à son habitude.

 

Devant la réaction des intéressés, la Gouvernement essaie de calmer le jeu.

 

DELPHINE BATHO

 


Il y a eu un accord avec Mittal mais il n'y a pas encore la confiance", a souligné la ministre.


• Le constat : un "accord" avec ArcellorMittal, pas de "confiance"


 

Il y a eu un accord avec Mittal mais il n'y a pas encore la confiance", a souligné la ministre de l'Ecologie. "Le gouvernement va être extrêmement vigilant" quant au respect des engagements du groupe sidérurgique, notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre du PROJET EUROPEEN ULCOS.qui permet la production d'acier en réduisant les émissions de CO2. "Florange ne sera pas Gandrange", a insisté la ministre.


• L'exercice d'équilibriste : défendre Montebourg et Ayrault

Florange, un camouflet pour Montebourg

© REUTERS

Alors qu' Arnaud Montebourg vient d'être désavoué par Matignon, la ministre de l'Ecologie a habilement joué les équilibristes, louant le travail de son collègue sans mettre en porte à faux Jean-Marc Ayrault.

 

"Il n'y a absolument pas de désaveu", a déclaré, sans rires, Delphine Batho. "Arnaud Montebourg est non seulement crédible mais il est sincère, combattif et volontaire", a t-elle ajouté, rappelant le rôle "particulièrement utile et décisif" du ministre du Redressement productif dans le rapport de forces avec Mittal. "Si le gouvernement n'avait pas envisagé le contrôle public temporaire de Florange, nous n'aurions pas arraché le maintien des emplois et l'engagement de Mittal d'investir 180 millions d'euros à Florange, c'est ça la réalité", a conclu la ministre.


FLORANGE, UN CAMOUFLET POUR MONTEBOURG

 

Samedi soir, Arnaud Montebourg a bien insisté sur le fait qu'il avait été reçu par François Hollande pour parler de Florange. Dimanche, la ministre de l'Ecologie a rappelé que le "capitaine de l'équipe" était Jean-Marc Ayrault. "Le travail du gouvernement, c'est un travail d'équipe, dans une équipe, à un moment donné, il y a des débats, parfois même des tensions. Mais c'est le Premier ministre, le capitaine de cette équipe qui tranche", a assuré le bon petit soldat Batho.


• Le vocabulaire : dites 'contrôle public temporaire'

Si Arcelor Mittal ne respecte pas ses engagements, Delphine Batho a rappelé, comme l'avait dit ARNAUD MONTEBOURG samedi soir sur TF1 que le "contrôle public temporaire" était toujours sur la table. Le quoi ? "Le contrôle public temporaire", une manière de parler de nationalisation sans prononcer le mot.

 

Jean Marc Ayrault lui même dans une réponse au question au gouvernement défend le bien fondé de sa décision.

 

Toujours est il que cet épisode n'est pas glorieux et dénote un manque de rigueur dans la gouvernance, un manque de suivi dans les décisions, un manque de transparance et une cacophonie qui fait désordre.
On connaît le fâcheux penchant du Président de la République pour la synthèse avant tout, la conciliation des inconciliables. La lutte des classe, il ne sait pas ce que c'est...Tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil...C'est bien mais ça ne constitue pas une politique. Ses reculs réitères contribuent à le faire taxer de mollesse et d'incohérence...par l'opposition qui heureusement pour lui est en ce moment en très mauvaise posture.
Le gouvernement est , dans l'ensemble sur la bonne voie mais il est impératif qu'il cesse de multiplier les reculs, les incohérence...Sa communication est désastreuse et ne suffit pas à faire comprendre sa politique. Un peu plus de pédagogie ne ferait pas de mal...
JEAN- MARC AYRAULT EN EST SANS DOUTE CONSCIENT.

DECLARATION COMPLETE DU PREMIER MINISTRE
Mardi 04 Décembre 2012 - 19:05

Photo : Pierre Chabaud/Matignon
Photo : Pierre Chabaud/Matignon

1 – Depuis son installation, le gouvernement a travaillé sans relâche pour que le site industriel de Florange continue à vivre et à se développer et pour que ses salariés soient protégés.

2 – Le gouvernement avait trois objectifs : pas de plan social, des investissements importants sur le site, et le maintien des hauts fourneaux de Florange pour permettre la préparation d’un projet industriel d’avenir, ULCOS.
Le groupe ArcelorMittal a accepté les conditions que j’ai formulées :

  • Ce soir, je vous annonce qu’il n’y aura pas de plan social à Florange.

  • Le groupe Mittal s’est engagé à investir au moins 180 M€ sur les 5 prochaines années à Florange. Ainsi, les activités du site liées à la filière froide, et notamment l’emballage, seront pérennisées et renforcées par un programme d’investissements industriels. Cela permettra de sécuriser les salariés qui travaillent dans ces activités.

  • ArcelorMittal a réaffirmé son ancrage industriel sur notre territoire, notamment à travers ses sites de Dunkerque et Fos dans leur configuration actuelle. La consolidation de l’activité sur le site à Florange ne se fera pas au détriment d’autres activités similaires en France. Il s’y est engagé.

  • La faible activité actuelle en Europe ne permet pas d’envisager un redémarrage des hauts fourneaux à court terme. Mais le Gouvernement a obtenu l’engagement du groupe de les maintenir dans un état qui permette, le moment venu, la réalisation d’un projet industriel d’avenir. C’est le projet ULCOS : il s’agit de produire de l’acier de façon économe en énergie et plus respectueuse de l’environnement par la captation du CO2. L’Etat a déjà réservé 150M€ au sein du programme d’investissements d’avenir. Il est prêt à augmenter sa participation pour accompagner activement ce projet. ArcelorMittal a accepté de poursuivre les études engagées en ce sens.

  • Le Gouvernement a ainsi démontré la capacité d’intervention de l’Etat afin de faire émerger des solutions positives en termes d’emploi, d’investissement et de projet industriel d’avenir. Et ce dans une filière pourtant affectée par une situation particulièrement difficile.

  • Ces engagements d’ArcelorMittal sont inconditionnels. Le gouvernement veillera à ce qu’ils soient respectés scrupuleusement. Il utilisera tous les moyens nécessaires en cas de non-respect.

3- Le gouvernement est donc intervenu pour assurer l’avenir industriel du site de Florange. Mais il s’agit aussi de préparer l’avenir d’une sidérurgie à la pointe de la technologie.
Le projet ULCOS est un projet d’excellence industrielle et d’excellence environnementale. C’est un projet sur lequel l’Etat s’engage avec résolution aux côtés de la Lorraine. Je veux que la Lorraine, si souvent meurtrie dans son histoire industrielle, envisage à nouveau avec confiance son avenir. Je veux que, notamment avec ce projet, elle soit un exemple pour le renouveau industriel de la France, qui est au cœur du nouveau modèle français. Je rencontrerai prochainement les élus lorrains pour poursuivre avec eux le travail sur ce renouveau. Je veux leur rendre hommage, et je salue la détermination des salariés.

4- Le gouvernement n’a pas retenu l’hypothèse d’une nationalisation transitoire, qui a pu être évoquée ces derniers jours. Il a écarté cette solution au vu des engagements qu’il a obtenus d’ArcelorMittal.
La nationalisation, c’est-à-dire l’expropriation par « nécessité publique », peut certes être nécessaire dans des circonstances historiques particulières ou pour sauvegarder des intérêts supérieurs de la Nation.
Mais elle n’est pas efficace face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité.
Je rappelle que le gouvernement a fait le choix du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Il s’agit d’une priorité nationale.
C’est par ce Pacte que nous allons reconquérir la compétitivité que nous avons perdue depuis dix ans.
C’est par la mobilisation de tous les acteurs, sur l’impulsion de l’Etat, que nous regagnerons des marchés, retrouverons le chemin de la croissance et gagnerons la bataille de l’emploi.
Ma conception du rôle de l’Etat est qu’il doit animer, impulser, réguler l’activité économique, et protéger les intérêts stratégiques.
C’est pourquoi, il doit investir lui-même dans les projets d’avenir qui ne sont pas immédiatement rentables. C’est l’exemple d’ULCOS.
C’est pourquoi, il prendra autant que nécessaire des participations dans des entreprises stratégiques dont la survie serait en jeu, comme cela a été le cas avec Alstom.
C’est pourquoi, il renforce la régulation des comportements des acteurs économiques et financiers. C’est le sens de la prochaine loi de séparation des activités bancaires, indispensable pour que la confiance revienne. Et le ministre de l’économie et des finances, Pierre MOSCOVICI, me fera des propositions pour renforcer la législation qui protège nos entreprises des OPA hostiles.
Le gouvernement est au côté des salariés qui se battent pour l’emploi. Il est au côté des élus et des populations qui se battent pour le développement de leur territoire. Il est totalement mobilisé pour le renouveau industriel de la France et le redressement du pays.

 Florange sera-t-il sauvé ou réindistrialisé? L'avenir le dira.

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