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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:00

Au moment où le Président de la République et son gouvernement dévissent dans les sondages qui affichent l'incompréhension des Français sur la politique menée et un manque total de confiance, François Hollande, qui vient de  nous imposer l'austérité en faisant voter pas sa majorité le traité européen et ses ministres  affichent un optimisme à toute épreuve...

Après s'être élevé contre l'austérité, Benoît Hamon marque sa totale solidarité avec le budget 2013 qui n'est que le reflet de l'austérité imposée par MERKOZY.

 

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  « c’est un vrai budget de gauche, on rétablit la justice fiscale »entonne -t-il.

 

Benoit Hamon était le 16 octobre l’invité de Jean-Michel Apathie sur RTL. L’occasion de revenir sur le budget 2013 qui sera débattu à l’Assemblée à partir d’aujourd’hui.

Interrogé sur la question européenne, le ministre a rappelé les perspectives d’une Europe coordonnée dans ses politiques économiques qu’il offrait.

L’ajout d’un pacte de croissance au traité européen et la mise en place de l’union bancaire et de la taxation sur les transactions financières marquent une étape importante qui traduit la démarche du gouvernement.

 

 

 

Il a ensuite, souligné que la suite consistait à poser les jalons d’une construction européenne nouvelle à la politique fiscale harmonisée :

Sinon, nous continuerons à avoir des pays qui font la compétition entre eux, à coup de baisses d’impôts sur les bénéfices des sociétés, et cette compétition, elle est nuisible aujourd’hui, à la croissance, à la création d’emplois, à la localisation d’emplois industriels dans nos territoires.

Budget 2013 : créer les conditions d’un retour à la confiance

Le ministre de l’Economie sociale et solidaire de la Consommation s’est exprimé sur la discussion budgétaire qui va s’engager aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement ambitionne de parvenir à une croissance de 0,8% ce qui permettra de tenir son engagement quant à la réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB, l’an prochain. Pour le retour de la croissance, c’est d’abord la confiance qui doit faire son retour. Le gouvernement s’en donne les moyens :

Pour faire 0,8, il faut mobiliser quelques mesures, des mesures favorables à la création d’emploi dans les PME, c’est ce que nous faisons avec le Crédit impôt recherche, qui va soutenir l’innovation dans les PME (…) Nous créons la Banque publique d’investissement, il manque d’un instrument aujourd’hui, de financement de l’économie, qui abonde ce que font les banques privées, ou ce que font mal les banques privées, qui ont restreint l’accès au crédit. Nous créons les conditions d’un retour à la confiance

Le ministre de l’économie sociale et solidaire est mobilisé les emplois d’avenir dans les quartiers :

Ces emplois d’avenir, ils vont permettre à des jeunes non diplômés, parfois des jeunes diplômés, de retrouver du travail. Non, pas de retrouver, de trouver du travail, là où ils n’en trouvent pas. Eh bien, sur ce terrain-là, nous créons les conditions aujourd’hui d’un retour à la confiance.

En conclusion, Benoît Hamon est revenu sur le budget qui sera débattu et a précisé:

C’est un vrai budget de gauche, on rétablit la justice fiscale qu’il n’y avait plus dans ce pays. Mieux, vis-à-vis de celles et ceux qui ont beaucoup fait d’économies dans les dix dernières années, parce qu’ils étaient les plus riches, nous faisons en sorte aujourd’hui qu’ils contribuent à la hauteur de ce qu’ils peuvent. C’est la justice fiscale.

 

Pas sûr que les Français soient sur la même longueur d'ondes.

 

Quant au président de la République tout le monde le dit serein,...Selon certains média, lors du déjeuner qu'il a offert aux anciens collaborateurs de François Mitterrand....il se serait même montré euphorique....

 

Hollande : «Nous sommes tout près» de la sortie de crise en zone euro

francois-hollande-leurope-ne-peut-plus-etre-en-retard.jpg

Dans un entretien au «Monde» et à d’autres journaux européens, le président de la République salue les efforts de la Grèce et appelle à mettre en place l’union bancaire.

François Hollande a estimé que les pays de l’Union européenne étaient «tout près» d’une sortie de crise de la zone euro, dans un entretien à plusieurs journaux européens, dont le Monde, donné à la veille d’un nouveau sommet à Bruxelles.

«Sur la sortie de la crise de la zone euro, nous en sommes près, tout près. Parce que nous avons pris les bonnes décisions au sommet des 28 et 29 juin et que nous avons le devoir de les appliquer, rapidement», déclare le président.

«D’abord, en réglant définitivement la situation de la Grèce, qui a fait tant d’efforts et qui doit être assurée de rester dans la zone euro. Ensuite, en répondant aux demandes des pays qui ont fait les réformes attendues et qui doivent pouvoir se financer à des taux raisonnables. Enfin, en mettant en place l’union bancaire», détaille-t-il.

«Je veux que toutes ces questions soient réglées d’ici à la fin de l’année. Nous pourrons alors engager le changement de nos modes de décision, et l’approfondissement de notre union. Ce sera le grand chantier au début de l’année 2013», déclare encore le chef de l’Etat.

«Le pire – c’est-à-dire la crainte d’un éclatement de la zone euro -, oui, est passé. Mais le meilleur n’est pas encore là. A nous de le construire», ajoute-t-il.

«L’union politique, c’est après, c’est l’étape qui suivra l’union budgétaire, l’union bancaire, l’union sociale. Elle viendra (…) après les élections européennes de 2014», déclare également le président de la République dans cet entretien. A la question «A quelle échéance la voyez-vous, cette union politique ?», François Hollande répond : «Après les élections européennes de 2014. L’enjeu de cette consultation, ce sera l’avenir de l’Union. C’est la condition pour mobiliser les peuples et relever les taux de participation autour d’un vrai débat.»

Pour François Hollande, «l’union budgétaire doit être parachevée par une mutualisation partielle des dettes, à travers les eurobonds». François Hollande estime aussi que «les pays qui sont en excédent doivent stimuler leur demande intérieure par une augmentation des salaires et une baisse des prélèvements», au titre de «la solidarité».

 

Le fait est que les média sont d'accord sur ce point avec le Président de la République quant à l'imminence de la sortie de crise même si certains nuancent ces propos:" L'Europe serait elle sur le point de sortir de la crise guérie mais morte..."Question que l'on peut légitimement se poser lorsque dans le même temps l'ONU nous annonce une crise alimentaire mondiale en 2013...Probablement programmée par ceux qui ont organisé une spéculation sur les denrées alimentaires, céréales notamment...

 

Quelle que soit l'analyse à laquelle on se livre, on ne peut que constater un déficit de communication et surtout de pédagogie qui pousse Ségolène Royal a intervenir et à donner des conseils avisés.

 

247260_493584300665613_1303041571_n-copie-1.jpg  Pour la première fois depuis les Présidentielles, revenant sur le devant de la scène, elle se permet de faire des recommandations au gouvernement qu'elle incite à donner le cap. Indispensable quand les Français avouent ne pas savoir dans quelle direction on va. Indispensable pour que soit claire la politique de la France et les objectifs poursuivis.



  "Il faut passer à une nouvelle phase", estime l'ancienne candidate à la Présidence de la République, riche d'une longue expérience politique, 8 ans auprès de François  Mittérrand, 3 fois ministre, privilège que ne partagent ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, Présidente de la Région Poitou-Charente, expérience qu'elle veut faire partager à ceux qui nous gouvernent.
"Celle des réformes de structures promises dans le programme présidentiel : réforme du système financier, réforme fiscale, révolution écologique, avenir de la jeunesse". "En un mot, après l''opération vérité', passons au 'rêve français'",.

DONNER UN SENS A LA POLITIQUE:

"Après les bonnes décisions d'urgence et les mesures courageuses pour réduire les déficits que la droite a laissés",Ségolène Royal est persuadéeque c'est "le moment" pour l'exécutif "de donner" le cap. "Les Français ont besoin de comprendre le sens des efforts qui leur sont demandés", explique Ségolène Royal. Sur l'ambition affichée de réduire le déficit public à 3% du PIB dès 2013, elle déclare ainsi qu'il s'agit d'"un critère comptable, pas un objectif politique".
Ségolène Royal incite  le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à "expliquer le sens" des premières mesures du quinquennat. "En disant clairement comment on va atteindre nos objectifs et la vision du pays dans cinq ans" Elle estime que "cela passe aussi par une profonde rénovation de notre système de gouvernance".
Ségolène Royal souhaite ainsi "trois autres changements" : "la démocratie parlementaire", "la démocratie territoriale" et "la démocratie citoyenne et participative"piliers findamentaux de son programme présidentiel...
"Si l'on veut que l'impôt ne soit pas seulement vécu comme une punition mais comme un élément de cohésion nationale, il faut un grand débat démocratique" et elle a raison. La concertation n'est pas la négociation et la démocratie participative s'impose si l'on veut que le peuple adhère à une politique de rigueur qui impose des sacrifices à tout un chacun.

Incomprise par le peuple de France, critiquée à tout instant par l'opposition, sans rime ni raison, la politique  de la France doit être expliquée et les deux têtes de l'exécutif seraient avisées de tenir compte des conseils de Ségolène Royal si elles veulent sauver le quinquennat...

 

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Published by jaccuse56.over-blog.com - dans politique
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