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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 09:04

 

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Ségolène Royal en déplacement à Rouen a fait devant les chefs d'entreprise réunis la promotion de la Banque Publique d'Investissement. Mais elle s'est également trouvée en face des représentants et de salariés de Pétroplus mise en liquidation et s'est insurgée contre la petite phrase prononcée par le Président de cette banque qu'elle a taxée de dérapage.

 

Toujours fidèle à elle même elle s'est montrée très émue par la décision prise et a tent&é de redonner un peu d'espoir aux salariés désormais privés de leur emploi.

 

 La vice présidente de la Banque publique d'investissement, a en effet sévèrement critiqué les propos de son directeur général vendredi après midi devant les représentants de l'intersyndicale de Pétroplus. Nicolas Dufourcq avait déclaré mercredi à Caen que "sauver la raffinerie n'aurait pas été un bon business".

Il faut dire que ces propos laissent pantois de la part dU Président d'une banque chargé de favoriser l'investissement.

 

 

Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots vendredi après midi lors d'une rencontre d'une demi heure avec des représentants des salariés de Pétroplus. La vice présidente de la Banque d'investissement public a critiqué vertement  son directeur général, Nicolas Dufourcq : "c'est un grave dérapage. Ses déclarations n'ont aucune raison d'être. Ca ne se reproduira pas".

Lors d'un déplacement à Caen mercredi 17 avril, Nicolas Dufourcq, le directeur général de la Banque publique d'investissement avait estimé que "sauver Pétroplus n'aurait pas été un bon business".

"La Banque publique d'investissement n'est pas là pour faire du business" a rétorqué Ségolène Royal : "Elle serait intervenue si un repreneur avait été désigné par le tribunal de commerce".

 

 

La Banque publique d'investissement soutiendra un éventuel chantier de dépollution a-t-elle promis.

Ségolène Royal a tenu à rassurer les représentants des salariés de Pétroplus pour l'avenir : "Si un industriel vient par exemple dépolluer le site, la Banque publique d'investissement interviendra, je vous le promet".

Ségolène Royal était en visite à Rouen vendredi pour présenter la Banque publique d'investissement aux élus et acteurs économiques. Cette banque, qui fonctionne avec l'argent public, a pour vocation d'aider les PME qui veulent se développer en taille et créer des emplois, qui veulent innover ou accélerer la mutation écologique et énergétique.

 

 

 

Ségolène Royal hier à Rouen pour présenter la mission et les outils de la BPI (photos Stéphanie Peron)

 


« Pour Petroplus, la BPI serait intervenue »

Touchée, Ségolène Royal affiche sa fermeté. « C'est un drame industriel que vous vivez. Les déclarations du directeur sont un grave dérapage. Elles étaient déjà condamnées par le ministre du Redressement productif. Elles n'ont aucune raison d'être et ne se reproduiront pas. Sinon, nous en tirerons les conséquences. Ensuite, un directeur exécutif n'a pas le droit de parler des dossiers et des entreprises, c'est dans la charte de déontologie qui s'impose à lui. Il n'a pas le droit de faire une évaluation sur telle ou telle entreprise. Enfin, ce qu'il a dit est en contradiction avec la philosophie de la banque qui est d'abord publique, et d'investissement… Elle n'est pas là pour faire du business mais pour aider les entreprises à créer des activités et des emplois, pour aider au redressement industriel. »

Finalement, ce que Ségolène Royal vient de dérouler dans l'hémicycle de la région, face à un parterre de décideurs et de chefs d'entreprises, elle en livre une version personnalisée aux salariés de Petroplus. Avec en toile de fond une loi pour mettre en œuvre cette BPI, rapportée par le député socialiste de Seine-Maritime Guillaume Bachelay. « La BPI a trois objectifs, poursuit Ségolène Royal : aider les PME à grandir, à changer de taille quand elles montrent souvent des freins, à innover (produits, services…). Elle est là aussi pour accélérer la mutation écologique et énergétique car dans ces domaines-là, il y a des gisements d'emplois. »
En ce qui concerne Petroplus, « la BPI pouvait et serait intervenue s'il y avait un repreneur retenu par le tribunal de commerce, affirme-t-elle. Aujourd'hui, s'il y a un repreneur qui se positionne, elle examinera son dossier. Alain le Vern (NDLR, le président de la Région) sera au premier rang, vous pourrez dialoguer directement avec lui, car 90 % des interventions de la banque publique se feront au niveau des régions, qui président la plate-forme décisionnelle du financement par la BPI. Vous serez informés en transparence. On sort d'un système de loi du silence, d'informations qui ne circulent pas, d'à-peu-près, de bruits de couloirs. Pour les entreprises qui seront aidées, les comptes seront sur la table. Et on saura pourquoi certaines sont retenues et pas d'autres. »

Au bout du compte, Ségolène Royal résume face aux « Petroplus » l'esprit de la BPI. « Toutes les entreprises qui sur un territoire veulent changer de taille doivent trouver très rapidement des moyens d'investir… Il y a besoin de faire de la pédagogie. Je suis là pour écouter. Alain Le Vern travaille déjà en mode BPI, les opérateurs étant déjà rassemblés dans une plate-forme qui décide rapidement d'apporter le type d'aide requis. »
Un peu plus tôt, dans l'hémicycle, deux banquiers (Crédit Agricole Normandie Seine et Caisse d'Epargne Normandie) affirment se rallier à « l'utilité générale ». « Si les banques se décident à procéder autrement, je vais m'en réjouir, se félicite Ségolène Royal en aparté. Mais c'est vrai aussi que le BPI est là parce que les banques ne prêtent plus aux entreprises, même à celles qui réussissent, et c'est un grave problème. Les banques sont dépositaires de l'argent des Français, qui doit servir à créer des emplois. Il faut qu'elles reviennent à leur vrai métier. Nous allons garantir un certain nombre de prêts. A partir d'aujourd'hui, elles n'ont plus aucune raison de refuser des entreprises qui ont l'avenir devant elles ».

 

De l'émotion et un peu d'espoir à la raffinerie de Petit-Couronne

Une assemblée générale a eu lieu hier devant la raffinerie de Petit-Couronne. Après la décision couperet du tribunal de commerce de Rouen, l'émotion était grande chez les 448 salariés qui vont être licenciés et qui sont revenus sur un an et demi de lutte.

Un comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ainsi qu'un comité d'entreprise extraordinaire se tenaient hier. Il s'agissait pour la direction de présenter le plan de sauvegarde de l'emploi qui va être mis en route et suivi de près par l'Etat (lire ci-contre). Les élus et représentants du personnel de ces deux instances devaient donner un avis défavorable. « Pour nous, c'est la cession ou rien. Nous nous sommes battus pour un repreneur, impossible d'entériner comme cela un plan social », résume un membre de l'intersyndicale. Le PSE va être enclenché rapidement et les lettres de licenciements partiront dès la semaine prochaine.
Désormais, un liquidateur judiciaire va s'occuper du sort de la raffinerie et des ouvriers. A noter que deux repreneurs, déjà connus, font toujours part de leur intention de racheter la raffinerie, ce qui est possible après l'arrêt de l'activité prononcé mardi dernier. Il s'agit du libyen Murzuq Oil et du Luxembourgeois GTSA, associé au Suisse Terrae…

Devant plus de 400 personnes, délégués syndicats et élus de l'agglomération rouennaise ont pris la parole. Des larmes ont coulé et les gorges étaient nouées. Pour Jean-Luc Broute (CGT), « ce que nous vivons n'est pas un renoncement mais une continuité, il y a des repreneurs sur la liste, on espère que ce sera validé. Mais le traumatisme est énorme… » Nicolas Vincent (CGT) a rendu un vibrant hommage à Yvon Scornet, le porte-parole hospitalisé : « Ce n'est pas une assemblée générale joyeuse, il faut faire face et lutter pour redonner vie à notre usine. »
Le député Guillaume Bachelay (PS) a parlé de « flibuste » en évoquant les candidats à la reprise… Il a réaffirmé son soutien aux salariés et au combat qu'il mène à leur côté. Le sénateur Thierry Foucaud (PCF) pense qu'il est toujours possible de sauver la raffinerie par « la nationalisation et la réquisition ».

 

Le pilotage est en place

Le préfet Pierre-Henry Maccioni a été mandaté par le ministre Montebourg - au lendemain de la décision du tribunal de commerce de Rouen de ne pas valider les offres de reprises et de la fin du délai de poursuite d'activité de la raffinerie Petroplus - pour mettre en place un comité de pilotage. Il sera chargé de faciliter le reclassement des 448 salariés et d'assurer l'avenir du site. La première réunion s'est tenue hier matin et ce comité est composé des principaux élus locaux, notamment Guillaume Bachelay, député PS, et Alain Le Vern, président PS du conseil régional de Haute-Normandie, Frédéric Sanchez président PS de la Crea ou Didier Marie, président PS du Département et de trois représentants de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, a précisé le préfet Pierre-Henry Maccioni lors d'une conférence de presse

Le représentant de l'Etat a salué « l'exemplarité du combat » des salariés de Petroplus depuis plus d'un an. « Cela mérite qu'on se batte pour la suite », a-t-il ajouté.
Un chargé de mission, Guillaume Prunier, un ingénieur des Mines détaché du ministère du Redressement productif, a été également désigné. Il aura pour rôle de coordonner les différents dispositifs.
Le préfet a appelé à la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui soit « du meilleur niveau ». Le préfet a également indiqué que les services de l'Etat travaillaient au « repositionnement », c'est-à-dire à l'avenir du site, avec la possibilité d'accueillir si possible des activités industrielles et portuaires.

Ce « repositionnement » passe par l'achèvement de la mise en sécurité de ce site classé Seveso et par des études exhaustives sur la pollution du site par les exploitants successifs, selon le préfet.
Le site de 240 hectares est très pollué. Tout d'abord la nappe phréatique. La responsabilité de Shell a été reconnue et le pétrolier pompe depuis près de 20 ans à ses frais la nappe pour éliminer la pollution aux hydrocarbures. De 15 000 à 20 000 m3, cette pollution a été « réduite » aujourd'hui à 3 000 à 8 000 m3. Un arrêté préfectoral encadre ces opérations déclenchées après les années quatre-vingt-dix, lorsqu'une maison explosa à Petit-Couronne à cause de la pollution du sous-sol !

La pollution du sol est revenue en 2008 à Petroplus après la cession par la Shell, mais aucune étude exhaustive n'existe à ce jour… Elle va être réalisée afin d'en mesurer l'étendue.
L'une des missions du liquidateur judiciaire, Me Béatrice Pascual, sera alors de trouver des repreneurs susceptibles de dépolluer. Six à huit mois seront alors nécessaires pour « trouver un projet cohérent ». Pour l'instant, l'ensemble des élus se prononcent pour un projet global et non une vente à la « découpe » du site… « Avant d'examiner telle ou telle cession, il faut avoir une vision globale pour ne pas obérer des emplois futurs », a souligné Frédric Sanchez, président de la Crea.
Tous les moyens de communication seront mis en œuvre pour que ce site soit connu et suscite des acquéreurs, a souligné le représentant de l'Etat en évoquant la création d'un site internet.

Pétroplus : Ségolène Royal dénonce un "grave dérapage" de son directeur

Ségolène Royal présente la Banque publique d'investissement à Rouen   © Eric Turpin - Radio France



La Banque publique d'investissement soutiendra un éventuel chantier de dépollution


Ségolène Royal a tenu à rassurer les représentants des salariés de Pétroplus pour l'avenir : "Si un industriel vient par exemple dépolluer le site, la Banque publique d'investissement interviendra, je vous le promet".

Ségolène Royal était en visite à Rouen vendredi pour présenter la Banque publique d'investissement aux élus et acteurs économiques. Cette banque, qui fonctionne avec l'argent public, a pour vocation d'aider les PME qui veulent se développer en taille et créer des emplois, qui veulent innover ou accélérer la mutation écologique et énergétique.

 

Ségolène Royal, toujours femme debout, qui lutte pied à pied contre le chômage dans sa région, qui se mobilise à chaque instant pour favoriser l'investissement notamment dans les industries vertes, le développement durable et l'innovation, mène en Poitou Charente la Politique qu'on aurait rêvée, dans cette période de crise, pour la France.

 

Elle promeut la mutation écologique de l'économie et démontre chaque jour que L'AUTRE POLITIQUE, CELLE QU'ELLE A DEFENDUE EN 2007 ET PENDANT LES PRIMAIRES SOCIALISTES DE 2012 EST POSSIBLE...PRECISEMENT CELLE DONT LA FRANCE A BESOIN.

 

ELLE NOUS DEMONTRE CHAQUE JOUR QU'ELLE  ET ELLE SEULE EST LA PRESIDENTE QU'IL NOUS FALLAIT....

 

LA PRESIDENTE QUE NOUS AURIONS EUE SSI LE PARTI SOCIALISTE AVAIT JOUE LE JEU ET SI LES FRANCAIS ETAIENT UN PEU MOINS MISOGYNES...MAIS AVEC LES SI...

 

POURQUOI PAS EN 2017?


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