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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:11

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ET QUOI EN 2014?

 

La grande question des prévisionistes de tous genre: 2014 sera-t-elle meilleure que 2013 qu'il est vrai nous quittons sans regrets tant la crise y a été intense et

présente. 

 

Selon les mêmes prévisionistes les années 4 sont meilleures que les années 3...Pourquoi, pendant qu'ils y sont  ne pas s'abriter derrière Nostradamus qui a annoncé des années catastrophe jusqu'en 2O25 et ensuite une grande période de paix et de bien être.

 

Balivernes que tout cela!

 

On peut toujours se bercer d'illusions...ou passer son temps à pleurer au motif que tout irait mal en ne retenant de l'actualité que ce qui effectivement va mal et en oubliant ce qui va bien.

 

La réalité c'est que seul l'effort collectif paie...Que la confiance de chacun en soi est une donnée majeure de la réussite du pays et que la France se complait dans un pessimisme qui ne mène nulle part.

 

ALORS 2014?

 

Les pages des magazines autant que les informations de tous genre diffusées par les media font sourire. Un peu d'humour ne nuit pas.

 

Quelle est la préoccupation essentielle du gouvernement et des média? L'affaire Dieudonné...

 

Puis Clozer s'est réveillé et fait parler le monde entier sur la nouvelle liaison du Président de la République....Nouvelles qui n'informeront pas les Français sur ce qu'ils auront les moyens de mettre dans leur assiette en 2014....

 

L'affaire Dieudonné  est révélatrice du laxisme  qui se caractérise depuis des années dans la lutte contre le racisme et son inefficacité et donne lieu à un

débat de fond qui n'est pas sans intérêt.

 

Majorité et opposition sont d'accord sur le fait que le développement de l'anti sémitisme est inquiétant et rappellent certains égarements du nazisme. C'est sur les moyens à adopter que se forge la différence. L'opposition s'indigne de l'interdiction d'un spectacle qui est une atteinte à la liberté d'expression. Elle regrette que ce ne soit pas la Justice qui se soit emparée de l'affaire...La majorité soutient Manuel Valls....

 

Et il faut reconnaître qu'en l'espèce le Ministre de l'Intérieur a raison...Car il ne s'agit pas d'une atteinte à la liberté d'expression, comme l'explique parfaitement Guillaume Garot, mais d'un délit...

 

Dieudonné a été condamné 9 fois au pénal et n'a jamais payé ses amendes ayant organisé sa propre insolvabilité. Pour aboutir à une condamnation pénale il faut que le délit soit consommé et pendant ce temps des milliers de gens ont le loisir de se nourrir de ses propos racistes.

 

Interdire le spectacle au nom de l'atteinte à l'ordre public permet d'empêcher la commission du délit et surtout la diffusion de propos punis par la loi, ce qui peut prêter à discussion sur le plan de la liberté mais certainement pas au plan de l'efficacité.

 

LIBERTE OU EFFICACITE: TEL EST DONC L'ENJEU...A CHACUN DE SE DETERMINER.


Si important que soit ce débat,il ne satisfait certainement pas la faim des Français qui sont davantage attachés à savoir à quelle sauce ils vont être mangés en 2014.

 

Quant aux révélations de CLOSER, reprises par l'ensemble des média mais surtout  par la presse étrangère et pas qu'elle, qui se gausse de la nouvelle liaison du Président, elle n'est pas non plus une préoccupation pour les Français qui à plus de 77% estiment que c'est la vie privée du Président...Et la vie privée du Président ne nous regarde pas...Pas plus que l'hospitalisation de la Vipère de l'Elysée, paraît il très choquée, ce dont on se fout éperdument...Ce n'est pas notre problème...

 

Ce que l'on veut connaître c'est le cap choisi pour 2014 et la fin du quinquennat...

 

C'est pourquoi Ségolène Royal, qui avait accepté le 15 Décembre une interviuw de Laurent Delahousse sur la 2 a eu cent fois raison de dire qu'il est temps de tourner la page.

 

 

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Non seulement tourner la page mais aussi tracer la politique indispensable à l'horizon du quinquennat. Discours optimiste, pédagogique. Une fois de plus elle diffuse l'espoir dans cette excellente interview qu'elle a accordée à Mathieu Delahousse.

 

Suite à une question portant sur les attaques sur la protection de la vie privée en France touchant le plus haut sommet de l'Etat, Ségolène Royal, fidèle à elle même et à son respect des autres répond:

 

Vous ne m'avez pas invitée pour commenter cela. Vous venez d'ailleurs de le rappeler. Cela dit, je ne vous en veux pas de poser la question. Vous ne l'auriez pas fait, on vous aurait reproché de ne pas l'avoir fait. Voilà, l'actualité est là.

 

Mais en contrepartie, vous comprendrez aussi qu'en ce qui me concerne, je ne veux pas alimenter d' une quelconque petite phrase un feuilleton qui est très très, très, très éloigné des préoccupations des Français.

 

Nous sommes dans une grande émission politique. Vous avez eu la gentillesse de m'inviter. Si vous m'invitez c'est parce que vous pensez peut-être que je peux par ma parole contribuer à la qualité des débats, des débats politiques; et donc je ne voudrais pas qu' aucune minute précieuse ne soit perdue pour répondre aux trois catégories de Français.

 

D' abord ceux qui réussissent et qui se demandent s'ils vont pouvoir encore réussir; ceux qui sont très fragilisés et qui sont en train de décrocher et qui se demandent quels éléments de sécurité vont leur être apportés; et ceux qui ont déjà décroché, qui sont dans le malheur, qui sont  dans la douleur et qui ont envie de se raccrocher à notre destin collectif.

 

Il est évident qu'il faut en tout cas tourner la page et se remettre au travail.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Dans Quarante Huit heures,le Président de la République a un rendez vous important avec les Français avec cette conférence de presse.Vous avez pensé quoi de ses voeux alors que différentes phrases ont été prononcées: pour les impôts, réduire les charges,abus de  la protection sociale, le rôle central des entreprises,affirmation de la grandeur de la France. C'est le discours de l'UMP.

 

SEGOLENE ROYAL: Pas tout à fait quand même. C'est un peu schématique c comme appréciation. Si le cap est le même: la lutte contre le chômage, l'augmentation du pouvoir d'achat, redresser notre pays, il est évident, je m'en réjouis, que les moyens d'y parvenir ont évolué, ont évolué dans la bonne direction.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Ca veut dire qu'on a perdu deux ans, qu'on a perdu du temps.

 

SEGOLENE ROYAL: Personne ne nie qu'il y a un peu de temps qui a été perdu, mais peu importe...

 

LAURENT DELAHOUSSE: On a perdu du temps parce qu'il fallait donner des gages à une majorité, par dogmatisme ou par amateurisme?

 

SEGOLENE ROYAL:Peut-être parce qu'il y a une sous estimation de la gravité de la crise éconoique, une sous estimation de la mondialisation de l'économie dans laquelle nous sommes....

 

DELAHOUSSE:François Hollande: vous pensez que sa position, sa politique  il pourrait l'appliquer seul contre l'Europe, seul contre tous. C'est cela?

 

SEGOLENE ROYAL:Il y a un fonctionnement d'isolement de la France.

 

Ce n'est pas nouveau d'ailleurs. Traditionnellement,dans son histoire, la France croit qu'elle peut tout faire toute seule.

 

Il faut lutter contre cette façon de voir les choses. Il faut être très au clair sur ce que la France veut continuer à protéger. Protéger le modèle Français. Mais en même temps être bien conscients que nous sommes dans une Europe qu'il faut remettre en mouvement et dans une économie mondialisée qui est une économie féroce, une compétition feroce. Et donc nous avons la responsabilité de mobiliser en France nos talents, nos énergies, nos territoires et nous n'en manquons pas.

 

Si je voulais résumer,je crois que je dirais que peut-être que la France ne mobilise que 20% de son potentiel. Un grand sportif comme François Gabard qui fait le tour du monde dit, à l'issue de son tour du monde, je suis allé chercher en moi des forces extraordinaires et je me suis rendu compte que je ne mobilisais que 20% de mon énergie. Et bien pour un Pays c'est pareil. Et la responsabilité de notre Pays, de tous les Français, là où ils sont c'est de croire en eux mêmes et de mobiliser la totalité de leur énergie et de leurs intelligences, de leur créativité et de leur territoire.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Vous avez été la première à le dire dans le journal Le Monde. Vous avez aujourd'hui le sentiment d'avoir été entendue sur ce cap et sur cette ligne là? Parce que cette ligne finalement sociale démocrate vous la définissez comment d'ailleurs cette ligne de François Hollande, aujourd'hui quand vous l'entendez?

 

SEGOLENE ROYAL: Est-ce qu'il faut définir la ligne? Ce qu'il faut définir c'est le cap. C'est l'objectif. C'est le destin national. Et c'est vrai que je retrouve dans ce qui a été annoncé un certain nombre de convictions qui sont les miennes. Bien sûr c'est quoi le coeur d'un dispositif pour créer l'activité et remettre un pays en mouvement  c'est l'entreprise, c'est la créativité au sein de l'entreprise.

 

LAURENT DELAHOUSSE: On a du mal à comprendre. François Hollande est élu Président depuis deux ans, il change de cap, il y a un virage, il y a un tournant et pendant deux ans on a attendu ça. Il faut comprendre, il faut qu'on sache  si effectivement il a choisi quelque chose.

 

SEGOLENE ROYAL: Il faut être clair. Les moyens nouveaux qui sont aujourd'hui annoncés viennent compléter le dispositif existant et il était temps et ça va dans la bonne direction. Il ne faut pas qu'il y ait de malentendu. Lorsque j'entends dire qu'il y a un changement idéologique. Je ne le crois pas.

 

L'entreprise ce n'est pas la même chose que les patrons. Il y a de bons patrons. Il y a des patrons dynamiques. La France a besoin de bons patrons et quand on veut réduire l'entreprise à l'aide aux patrons, ce n'est pas exact.

 

L'entreprise est une communauté humaine faite d'ouvriers, de salariés, d'employés de cadres, de techniciens d'ingénieurs et de dirigeants. Et pour que cette entreprise donne la maximum de valeur ajoutée alors il faut une cohésion dans l'entreprise et une justice dans la répartition des fruits que produit cette entreprise

 

Et vis à vis des pouvoirs publics et vis à vis de la Nation, il faut ce que j'appelle depuis longtemps du donnant donnant ou du gagnant, gagnant.

 

C'est à dire ce que la puissance publique , ce que l'Etat, ce que la collectivité donne à l'entreprise, par exemple sous forme d'allègement de charges,en contre partie, cette entreprise doit soit augmenter les salaires, soit créer des emplois, soit investir dans l'innovation. Et cela c'est possible. Si des règles beaucoup plus claires sont mises dans ce donnant donnant, dans ce gagnant gagnant, alors je pense que nous allons dans la bonne direction.

 

LAURENT DELAHOUSSE: François Hollande reprend le programme de Ségolène Royal de 2007.

 

SEGOLENE ROYAL: Vous schématisez un peu. Mais ce qui est important en politique c'est d'avoir de la constance. Et vous avouerez, de ce point de vue que j'ai une certaine constance.

 

Et non seulement je suis convaincue de cela, mais je l'ai mis en application puisqu'en Poitou Charente, je conditionne toute les aides économiques, toutes à l'interdiction de délocaliser ou à l'interdiction de licencier, si les entreprises font des bénéfices et aujourd'hui je conditionne les aides économiques; je demande aux entreprises lorsqu'elles ont des aides économiques de la région, c'est la compétence régionale. En contrepartie de faire un effort considérable en matière d'apprentissage et en matière de prise de jeunes en alternance et de responsabilités aussi à donner à des séniors qui prennent un emploi.

 

Donc vous voyez, une société solidaire, c'est une société qui produit de la richesse, pas une société qui détruit.

 

Quand on entend la droite ou les libéraux nous dire faut pas de solidarité, c'est comme ça qu'on produit de la richesse; qu'est ce qu'on entend aujourd'hui? On entend une certaine droite ultra libérale nous dire: baissez less charges sans contrepartie, baissez le coùt du travail, baissez les salaires. Ca n'a jamais marché;

 

lorsque l'on baisse les salaires, on assèche la consommation donc on approfondit la crise économique. Donc quand on fait le choix d'un nouveau modèle d'avenir, c'est à dire un modèle qui peut être libéral lorsque c'est nécessaire, c'est à dire le bon libéralisme, celui qui permet la libre concurrence pour permettre de créer des richesses, mais c'est un système qui doit ptotéger là ou il doit protéger et qui doit mettre des règles et des contreparties là où c'est nécessaire.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Pensez vous que François Hollande va prendre un virage, un tournant ou un retour aux sources?Qui était initialement son idée mais il a dû faire des concessions politiques pour son élection. Oui ou non?

 

SEGOLENE ROYAL:Oui, il a pris acte du fait que le retournement de la courbe du chômage ne s'est pas réalisé. A qui pourrait on reprocher de prendre acte de la réalité des choses et de réajuster les dispositifs. Donc il faut d'autres remèdes.


LAURENT DELAHOUSSE: Lorsque vous entendez aujpurd'hui la gauche de la gauche, certains écologistes, Eva Joli et Jean Luc Mélanchon dire :" A quoi sert il d'avoir un Président socialiste à la tête de l'Etat si c'est pour avoir une politique "sociale libérale."

 

SEGOLENE ROYAL: Je leur répond que le bon socialisme et la bonne politique de gauche, c'est celle qui marche. C'est celle qui obtient des résultats et qu'il ne faut pas faire de l'idéologie exacerbée en mettant tout de suite dans des cases telle ou telle action. Donc il faut être très concret, très pragmatique, très efficace, très opérationnel, observer ce existe, la façon dont les gens se remettent en mouvement, la façon dont une entreprise marche- vous savez je le vois dans ma région. Deux entreprises dans le même secteur économique de production. Vous en voyez une qui marche et une qui ne marche pas.

 

Donc vous allez voir. Et qu'est-ce que vous voyez dans certaines entreprises? Dans les entreprises qui ne marchent pas, le dialogue social est totalement déstructuré, les salariés sont mal payés, il n'y a pas de formation professionnelle, Il y a un patron qui est submergé par les difficultés et qui n'arrive pas à mettre en place un management de l'entreprise suffisamment structuré et solide.

 

Sur le même marché, sur le même créneau, avec le même produit, vous avez des entreprises florissantes où les gens sont heureux, sont contents de travailler. On a la formation professionnelle, un management intelligent, une communication non violente.Toute cette dynamique humaine aussi.

 

L'économie a trop mis de côté l'humain. Et si on arrive à remettre de l'humain partout, dans chaque décision économique, à ce moment là, cette dimension humaine va irriguer l'efficacité de la décision politique et de la décision économique qui sera prise et cela, je peux en témoigner. Je le vois tous les jours que ce soit dans les entreprises, les associations, les collectivités publiques.Même au sein d'une collectivité humaine.

 


 

LAURENT DELAHOUSSE: Ségolène Royal est-ce que vous avez eu l'occasion de parler de tout cela avec François Hollande? Est-ce qu'il vous consulte, oui ou non?

 

SEGOLENE ROYAL: Vous savez, les dialogues au plus haut niveau n'ont pas à être mis sur un plateau. Je n'ai pas à exprimer ou à parler des contacts au plus haut niveau que je peux avoir. Je suis engagée, je réfléchis, je travaille et tout ce que je peux faire pour renforcer l'efficacité de l'action politique, au plus haut niveau, comme vous dîtes, je le fais.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Il y a quelques semaines vous disiez, " en politique il ne faut jamais dire jamais." Je n'ai pas compris si c'était un nouveau rendez vous pour l'avenir, si c'était une offre de service.

 

SEGOLENE ROYAL: C'est un engagement. C'est un principe philosophique. Vous aussi, vous êtes comme çà. Qu'est ce que c'est que d'avoir du bonheur? Le bonheur c'est quoi? Le bonheur c'est d'avoir ce qu'on a envie de faire et de le faire passionnément. Et bien voilà. Je m'applique à moi-même cette philosophie du bonheur au sens de l'engagement.

 

LAURENT DELAHOUSSE: Ca veut dire que ça pourrait être une offre de service ou un autre rendez vous avec les Français.

 

SEGOLENE ROYAL: Ce n'est pas comme ça que ça se passe la politique.  On attend qu'on  vous dise que vous pouvez être utile. Je n'ai jamais refusé d'être utile à mon pays. Et en même temps,je ne suis impatiente de rien, je ne réclame rien. Mais je n'ai jamais refusé d'être utile à mon pays.

 

LAURENT DELAHOUSSE: S'il y a virage ou nouvel objectif est ce quu'il faut changer l'exécutif?Donc on a chef d'équipe qui a appliqué une politique pendant deux ans. On s'est rendu compte  que ça ne marche pas très bien.On est Président de la République. On a un Premier Ministre. On a l'intention de changer les choses. Est-ce qu'on change de Premier Ministre?

 

SEGOLENE ROYAL: Ca ne relève pas de ma responsabilité. Ce qui compte, c'est l'esprit d'équipe, c'est la cohésion d'une équipe et c'est la clarté d'une vision. S'il y a une équipe cohérente avec des règles, avec des droits, avec des devoirs où chacun s'oublie pour penser d'abord au collectif et à l'intérêt général, où chacun ne se demande pas quel est son propre destin, mais quel est le destin du pays toiut entier, il n'y a aucune raison que ça ne marche pas.

 



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Published by jaccuse56.over-blog.com - dans politique
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commentaires

N.Planchais 15/01/2014 18:10

Bravo Françoise pour cet excellent article, faisant suite au passage de S.Royal sur FR 2, Ségolène, toujours égale à elle même et dans son style de diriger sa région sans augmenter les impôts dans
sa région pour la neuvième année consécutive, mettant ses économies régionales au service des PME, de la jeunesse, contre les délocalisations,les licenciements.

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