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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:24

Invitée par BFMTW hier, très en forme, paisible mais toujours sincère, Ségolène Royal a répondu aux questions de Ruth EL KRIEF. Soucieuse de l'intérêt général, elle a affirmé ne dire que des choses de bon sens et s'est montrée préoccupée avant tout par son désir de rendre aux Français optimisme et confiance.

 

C'est une belle leçon de politique qu'elle nous a apporrtée sans jamais se départir de son calme, sans jamais attaquer les personnes, appliquée à faire le partage entre ce qui est important aux yeux des Français et ce qui n'est que péripéties comme aurait dit le Général De Gaulle.

 

LA MORALE EN POLITIQUE:

 

Ruth El Krief: La garde à vue de Claude Guéant se poursuit.Michel Gaudin a été entendu également. Claude Guéant, ancien directeur de cabinet, ancien ministre de l'intérieur et Secrétaire Général de l'Elysée. Est-ce que, pour vous, c'est une garde à vue  qui peut gêner Nicolas Sarkozy , qui peut avoir une implication sur la personne de Nicolas Sarkozy? Xavier Bertrand a dit: cela ne concerne en rien Nicolas Sarkozy.

 

Ségolène Royal:Forcément! De quoi s'agit il? Il y a actuellement une enquête en cours. Il y a la présomption d'innocence. Donc attendons de voir les résultats de cette enquête. Et globalement à un moment où les Français souffrent de  la situation économique et ont un doûte dans l'efficacité des politiques, voir de nouveau une affaire de cette nature défrayer la chronique c'est un coup très dur bien sûr en direct pour le principal intéressé, si toutefois les faits sont avérés, pour celui qu'il a servi, Nicolas Sarkozy, mais pour les responsables politiques dans leur ensemble

 

 

Donc faisons attention et rappelons toujours que la politique ce n'est pas se servir, mais que c'est servir l'intérêt général.

 

Ruth El Krief: Pensez vous que ce type d'affaires peut empêcher un retour éventuel de Nicolas Sarkozy?

 

Ségolène Royal: Ecoutez, l'affaire n'est pas encore totalement instruite. Les condamnations n'ont pas encore eu lieu. Donc il faut raison garder. Il est évident que c'est un compagnon de longue route de Nicolas Sarkozy qui a dirigé le Ministère  de l'intérieur et quand même le ministère de l'intérieur est un endroit où on doit être encore plus exemplaire qu'ailleurs puis que cela concerne  la police qui est chargée d'enquêter sur les malversations. Tout cela est quand même nauséabond.

 

RETOUR DE NICOLAS SARKOZY

 

Ruth El Krief: Vous croyez au retour de Nicolas Sarkozy?

 

Ségolène Royal: Je ne me pose pas cette question. Ce qui est important c'est qu'il y ait surtout un retour du plein emploi, un retour du Pouvoir d'achat, un retour de la confiance, un retour de la réussite scolaire. Donc voilà. C'est l'essentiel. C'est cela qu'attendent les Français. Ils ne s'interrogent pas vous savez sur les itinéraires personnels des uns ou des autres. Après, nous sommes en démocratie. Tout le monde a le droit de voir venir, de revenir, de mettre en scène son retour.Mais au fond, tout cela n'est pas très sérieux par rapport à la situation que subit aujourd'hui le pays.

 

UNE AUTRE GOUVERNANCE

 

Ruth El Krief? Ce n'est pas essentiel pour vous?

 

Ségolène Royal: C'est plus que ça. Non seulement ça n'intéresse pas les Français. Mais les Français se demandent à quoi jouent les responsables politiques. On attend d'un ancien Président de la République peut-être qu'il fasse des proposiitions, si le débat public l'intéresse. Ce n'est pas d'être toujours dans une dynamique de préemption du pouvoir, d'exercice du pouvoir, des rapports de force, de la polémique. Les Français sont fatigués de cette façon de faire de la politique. Ils attendent autre chose et moi je crois vraiment que c'est dans la gouvernance et dans le changement de comportement des responsables politiques que notre pays retrouvera aussi la confiance en lui-même.

 

                                   Segolene-Royal image article droite width

 

REAPPRENDRE A AIMER L'EUROPE

 

 

Ruth El Krief: Vous avez vu ces images, François Hollande et Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud? qu'est ce qui peut se passer entre un Président actuel et un ancien Président?

 

Ségolène Royal: Une amabilité de bon aloi. Voilà. Ce qui est plus important comme rencontre, c'est la rencontre qui aura lieu demain entre Angela Merkel et le Président Français. Là nous sommes tournés vers l'avenir. Nous devons poser des bases d'un couple franco-allemand qui fonctionne bien, qui redéfinit les objectifs de l'Europe à quelques mois des élections européennes et de savoir comment l'Europe s'engage dans une relance et dans un recul des politiques d'austérité.

 

Ruth El Krief: Est ce que vous avez l'impression que la nouvelle coalition avec Angela Merkel, elle est bonne pour la France? Elle peut aider l'économie Française, elle peut aider l'économie européenne?

 

Ségolène Royal: C'est bon pour la France, c'est bon pour l'Allemagne, c'est surtout bon pour l'Europe que le couple franco-allemand fonctionne bien. On voit un pays qui est en excédent commercial, un autre qui est en déficit commercial, un pays qui retrouve la croissance, l'Allemagne, un pays qui a du mal à retrouver la croissance. Donc il est évident que les deux grandes puissances industrielles d'Europe puissent s'entendre sur des plans de relance européenne, sur le fameux pacte d'emploi des jeunes qui a été décidé et qui doit maintenant rentrer concrètement en application, oui c'est bon pour la relance économique en Europe. Je le répète une fois de plus, grâce à la grande coalition allemande il faut aussi que la dimension sociale de l'Europe soit davantage prise en considération...Tous les pays pensent d'abord à eux. C'est logique, mais en même temps tous les pays savent que toutn seuls ils ne peuvent rien et que c'est ensemble que nous sommes forts dans l'Europe..C'est une idée formidable, l'idée européenne. Mais aujourd'hui il y a un grand doute des populations à l'égard de l'Europe parce qu'on voit les crises. C'est un vrai défi à relever et les élections européennes seront positives si les grands dirigeants d'Europe arrivent à redéfinir les objectifs de cette Europe que les Européens doivent réapprendre à aimer. Et on ne pourra  eéaimer l'Europe que si l'Europe apporte des solutions.

 

JE NE SUIS IMPATIENTE DE RIEN MAIS JE NE ME FERME AUCUNE PORTE

 

Ruth El Krief:  On ne dit jamais jamais en politique.C'est ce que vous avez répondu quand on vous a demandé si vous retenteriez votre chan ce en 2017. Ensuite, en novembre dernier, si des opportunités se présentent, je suis prête. Mais vous n'êtes jamais allée aussi loin ces derniers temps. Qu'est-ce que ça veut dire?

 

Ségolène Royal: Il faut varier les formules. On me pose tellement souvent la question que j'essaie de ne pas être répétitive.

 

Ruth El Krief: Est-ce que vous êtes en train de dire: Attention, il faut compter avec moi. Je peux encore faire mal. Je peux encore apporter des choses. Attention, ne m'oubliez pas. Proposez moi quelque chose. Je veux revenir et même à l'Elysée.

 

Ségolène Royal: La politique, c'est un long chemin. Il y a des choses qui peuvent arriver. Si je vous disais non, non, non je rentre dans mon casier, je ne fais plus rien, vous ne me croiriez pas. Et en même temps, je ne suis impatiente de rien.Je ne me projette pas en 2017. Mais je ne me ferme aucune porte, bien évidemment. Et en même temps, je suis bien consciente, comme je l'ai dit tout à l'heure que ce n'est pas l'actualité, que ce n'est pas le problème des Français.

 

Ruth El Krief: Vous ne fermez pas la porte de 2017. Vous avez un Président Socialiste qui normalement doit être le candidat naturel.

 

Ségolène Royal: Vous remarquerez que chaque fois que je suis sur un plateau de télévision, on me pose cette question. Et pourtant, comme je viens de le dire,vraiment, vu la situation de la France je ne veux pas me projeter dans les itinéraires personnels. Quan on me pose la question j'y réponds mais vous voudrez observer que jamais je n'aborde cette question de moi-même. 

 

Ruth El Krief: Vous avez envoyé un signal qui est je suis là, je suis là..

 

Ségolène Royal: Je n'ai pas besoin de le dire puisque  je suis engagée dans l'action politique. J'obtiens des résultats. Je suis à la tête d'une région. Je suis fière de l'être. Je fais bien mon travail et puis on verra ce que prévoit l'avenir.Je ne demande rien. Je ne suis impatiente de rien. J'assume mes responsabilité mais je ne me ferme aucune porte.Voilà. Pas question de répartition de postes. Je ne veux pas abaisser la politique à ce niveau. Je ne l'ai jamais fait. Ce n'est pas maintenant que je le fais. Et ce spectacle des politiques qui ne pensent qu'à eux, on vient d'évoquer le sujet, je pense que ce n'est pas une bonne façon de faire de la politique: c'est obtenir des résultats et contribuer au redressement de ce pays par des idées neuves, par des actions concrètes, par des initiatives.

 

LA CACOPHONIE DE LA REFORME FISCALE

 

Ruth El Krief: La réforme fiscale. On avait l'impression que c'était parti et que tout à coup le Président allait l'enterrer complètement, qu'il y avait une scène de ménage entre Jean Marc Ayrault et François Hollande, que finalement ça ne va pas aller très loin. Qu'est-ce que vous en pensez?

 

Ségolène Royal: Je ne vois pas pourquoi il y a cette polémique; La réforme fiscale c'est de savoir à quel moment on va pouvoir baisser les impôts.Elle est toute simple cette question là. Il y a trop d'impôts aujourd'hui. Je peux me permettre de le dire parce que je le dis depuis longtemps. Et dans la région que je préside, je n'ai pas augmenté les impots depuis dix ans.Après demain je fais voter le budjet de la région. Nous baisserons la dépense publique de 3%.Il faut effectivement baisser la dépense publique pour pouvoir baisser l'impôt. C'est évident.

 

Ruth El Krief: Par exemple, qu'est ce que vous feriez, vous?

 

Ségolène Royal: Il faut examiner chaque dépense pour voir si elle est utile.Il faut la rendre plus efficace, plus productive, la dépense publique.Les circuits courts. Cibler, demander des contre-parties.Le crédit d'impôt compétitivité emploi, je l'ai dit à la Banque Publique d'Investissement, Il faut des contre parties. Les entreprises qui bénéficient de cet apport doivent pouvoir en contre partie prendre plus de jeunes en alternance, prendre plus d'apprentis, avoir une politique dynamique des salaires etc...Mais cela, c'est un changement de gouvernance dans un pays doit considérer qu'un euro dépensé est toujours un euro utile et qu'aujourd'hui il faut faire du donnant donnant ou du gagnant gagnant si l'on veut faire les choses de façon positive. Donc à chaque dépense, à chaque subvention, à chaque allègement de charges il faut une contre partie. Et les Français d'ailleurs n'attendent que ça. Ils attendent, les Français de savoir comment ils peuvent, individuellement et collectivement participer au redressement de notre pays.Et pour cela, ils ont besoin d'objectifs clairs.Et il faut espérer qu'en début d'année nous aurons des objectifs clairs pour pour l'année pour que les Français puissent se dire: il y a des priorités, et bien nous allons vendre nos énergies, nos forces, notre imagination.

 

Ruth El Krief: Ce n'est pas tout à fait le cas. Vous allez donner des recommandations au gouvernement?

 

Ségolène Royal. Je le fais. Je dis des choses cde bon sens. J'ai la possibilité de le faire puisque j'ai ma liberté de parole. Donc ce qui est très important en début d'année, c'est qu'on ait des stratégies claires. Sur l'année, il y a trois priorités. D'abord sur la gouvernance. Cette année quand même il y a eu beaucoup de cacophonie....Il faut recadrer l'organisation gouvernementale.

 

Ruth EL Krief: Est ce que le Premier Ministre a laissé passer quelque chose de grave? Est ce que il n'est pas à la hauteur? Il est critiqué, il est très critiqué ces derniers temps.

 

Ségolène Royal: Peu importent les causes.On ne peut que le déplorer. Ce n'est pas de gaité de coeur qu'on s'engage dans des cacophonies. Peu importe.Il ne s'agit pas de critiquer un tel ou in tel. Il s'agit de faire. Voilà. Que les  choses soient mieux organisées et qu'il y ait moins de cacophonies.Et qu'il y ait plus de discipline aussi de la part des ministres. Il faut de l'activité et de la créativité, en même temps. Vous ne m'entendrez pas réduire un constat sur des problèmes de gouvernance qsui sont facilement réparables en les limitant à des attaques personnelles. Je ne suis pas là pour attaquer, mais pour aider et pour faire en sorte de montrer qu'en soutenant l'optimisme des Français, il va y avoir des choses qui vont aller mieux et pour quelles raisons elles vont aller mieux...

 

Saluons le bons sens qui anime Ségolène Royal, femme d'expérience et de compétence, une femme dabout dont on regrette que le gouvernement ne suive pas suffisamment les conseils. Car, il faut le dire, les Français ne comprennent pas grand chose à la politique qui est menée tant au gouvernement, chacun ne cherche qu'à faire entendre sa petite vois pour tenter de créer un rapport de force pour faire passer ses idées. En vain, car on ne peut pas gouverner en appliquant plusieurs lignes politiques à la fois ce qui conduirait à une incohérence totale.

 

Les Français écoutent de plus en plus Ségolène Royal si l'on en croit les plus récents sondages dans lesquels, pour la première fois depuis longtemps, Ségolène Royal entre dans le groupe de ceux qu'ils plébiscitent pour avoir un rôle politique l'année prochaine.

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