Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 12:50

 

 

 

une-majorite-au-changement.jpg Dès son installation à l'Elysée, François HOLLANDE et son gouvernement n'ont cessé d'agir dans l'intérêt général.

La constitution est appliquée à la lettre, ce qui constitue déjà une rupture avec le gouvernement précédent. Le Président de la République donne la ligne de route et se préoccupe de la Politique étrangère-et Dieu sait qu'il y a beaucoup à faire- et le Gouvernement gouverne.

Et il gouverne avec une priorité sociale, malheureusement limitée en raison de la dette colossale laissée par Srakozy qui a échoué partout.

Sa première mesure a donné un signe fort: la baisse des salaires du Président de la République et des ministres.

Le Premier Ministre remplit les promesses de campagne du Président et concertation et négociations sont à l'ordre du jour. Seconde Rupture avec Nicolas Sarkozy qui s'était juré de passer outre les blocages des corps intermédiaires, y compris le Parlement en multipliant les référendum.

Jean Marc AYRAULT met donc sur le chantier ses projets et veint de publier son calendrier social.

 

Pendant ce temps, François HOLLANDE veut obtenir de l'Europe un pacte de croissance pour sortir de la crise. Il tient tête à Angela Markel et s'efforce de convaincre d'abord les Etats du Sud du bien fondé de sa ligne politique.
Avec succès semble t-il puisque désormais une petite majorité tient tête à la chancelière allemande. Tout cela pourrait demander du temps mais MERKOZY est mort et bien mort.
Parce que Francois HOLLANDE a averti: le traite d'austérité ne sera pas ratifié par la France s'il n'est pas assorti d'un pacte de croissance.
Parce que le SPD ne ratifiera pas le traité si la France ne le ratifie pas. Si bien que la chancelière, dans son propre pays se voit dans l'incapacité de le faire passer et appliquer.
Bien sûr François Hollande n'aura pas raison sur toute la ligne. Mais il y a fort à parier que la chancelière devra mettre de l'eau dans son vin et accepter un compromis.
Le Changement c'est Maintenant...Hollande l'avait promis et dèjà l'étau de l'autoritarisme se dessère et les premières mesures vont dans le bon sens.
Il ne devait pas y avoir d'état de grâce. Cependant les Français marquent leur satisfaction.
Les premiers sondages sont prometteurs:


EXCLU - La gauche récolte 46% d'intentions de vote au 1er tour, selon un sondage Ifop-Fiducial.

L'avance de la gauche parlementaire semble confortée. D'après un sondage Ifop-Fiducial pour Europe 1 et Paris Match*, l'ensemble de la gauche récolte 46% d'intentions de vote pour le premier tour des législatives, contre 33% pour la droite. Le Front national, lui, se voit crédité de 16% d'intentions de vote. Europe1.fr récapitule les principaux enseignements de ce sondage.

La gauche domine. Si le premier tour des législatives avait lieu non pas le 10 juin mais dimanche prochain, 46% des personnes interrogées disent vouloir voter pour un candidat du Front de Gauche, d'EELV, du PS ou du Parti radical de gauche. Le PS conserve sa position hégémonique, recueillant 34,5% de ces intentions de vote à gauche. Le Front de Gauche en rassemble 7% et EELV 4,5%.

"On est vraiment comme en 1981, et surtout comme en 2002, et comme en 2007, sur une tendance législative qui confirme le résultat issu de l'élection présidentielle avec un fort avantage pour le bloc de gauche, c'est-à-dire PS, Front de gauche et EELV", commente Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'Ifop, au micro d'Europe 1.

Le PS progresse.Le 6 mai dernier, 31% des personnes interrogées se disaient prêtes à voter pour un candidat socialiste aux législatives. En deux semaines, les socialistes ont donc gagné trois points, quand le Front de Gauche en a perdu un, et EELV 0,5.

La très forte popularité du Pramier Ministre et dans une moindre mesure du Président de la République, selon un sondage paru ce jour nous permettenr d'espérer que les Français donneront une majorité à François HOLLANDE pour appliquer son programme.

 

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 10:32

35504_10150824818259541_730009540_9505339_10518991-copie-1.jpg Le gouvernement AYRAULT a l'épreuve de la priorité sociale. Et ce n'est pas simple car Sarko a vidé les caisses.Pourtant le Candidat Hollande a pris des engagements que le Président Hollande veut appliquer.

Jean Marc AYRAULT a pris le taureau par les cornes et veut agir vite. Marisol Tourraine est déjà sur le dossier des retraites.

 

montebourg-candidat.jpg Arnaud Montebourg prend à bras le corps les dossiers des plans sociaux que la précédente majorité avait mis sous le boisseau pendant la campagne présidentielle et aui surgissent en pleine campagne des législatives. En déplacement à Marseille, après avoir rencontré UNILEVERS, il a obtenu un premier succès en obtenant la réouverture des négociations entre UNILEVERS et les SYNDICATS pour retrouver un repreneur ou transformer la Société en coopérative ouvrière reprise par les salariés.

Certes pour l'instant les marges de manoeuvres du Ministre sont limitées. Des outils doivent être mis en place. Mais pour cela, encore faut il un parlement, avec une majorité pour gouverner. Raison de plus pour voter massivement à gauche.

Quelles que soient les difficultés, Le Premier Ministre est déterminé et les premières mesures sociales sont en cours.Même si personne ne lui donne de blanc seing, il faut reconnaître qu'il agit vite, malgré la hargne, la guéguerre de la droite anti-sociale qui n'aime que les riches. De procès d'intention en procès d'intention, elle se ridiculise et se discrédite. Elle s'agite, comme un enfant furieux qu'on ait cassé son jouet.


Gouvernement Ayrault : priorité au social
Gouvernement Ayrault : priorité au social
Gouvernement Ayrault : priorité au social

N'empêche,Jean-Marc Ayrault, qui n'en a cure, a présenté hier son calendrier et sa méthode pour traiter des dossiers sociaux. Une démarche qui se veut à l'opposé de celle de Nicolas Sarkozy. Mais la droite tire à boulets rouges sur la question des retraites qui fera l'objet d'un décret d'ici trois semaines.

Le gouvernement veut envoyer rapidement des signaux à ses électeurs dans un domaine où il est attendu au tournant : le social. C'est pourquoi il a décidé d'agir d'ici trois semaines au sujet des retraites. En fixant dès hier le calendrier et la méthode qu'il entend mettre en œuvre pour réformer et pacifier la politique sociale, Jean-Marc Ayrault veut s'inscrire en rupture totale avec la politique menée par Nicolas Sarkozy. Il a souligné qu'il voulait placer sa démarche « dans la durée ». Le gouvernement recevra les partenaires sociaux le 29 mai pour préparer la conférence pour la croissance et l'emploi prévue en juillet, a annoncé hier le Premier ministre La réunion abordera l'emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites et l'égalité salariale, a précisé Ayrault.

En attendant, le dossier des retraites a mis le feu aux poudres. Il avait suscité un vif affrontement entre la droite et la gauche pendant le mandat de Sarkozy. La confrontation se poursuit au début du quinquennat de Hollande. Bernard Accoyer (UMP) a annoncé qu'il allait demander à rencontrer François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour les interpeller sur le décret que le gouvernement veut adopter sur la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt (voir ci-contre). Relayé par plusieurs personnalités de l'UMP, dont Jean-François Copé, il estime que le Parlement est « bafoué » par cette procédure assimilée à un « coup de force ». « La moindre des choses, c'est que, si (cette mesure) devait être prise, elle le soit après que le Parlement en ait été informé et que l'on sache où l'on va », a souligné Bernard Accoyer. Réplique de Martine Aubry : « C'est quand même quasiment comique quand on pense qu'il y a eu des millions de personnes dans la rue et qu'on ne les a jamais entendues ! »

« BOÎTE DE PANDORE »

« Il n'y a pas d'anticonstitutionnalité » à procéder par décret, a assuré de son côté Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales. « Il y a une jurisprudence du conseil constitutionnel qui reconnaît la constitutionnalité de cette pratique habituelle : on prend un décret, puis on prend les mesures rectificatives par la loi le moment venu dans l'année », explique Dominique Rousseau, professeur de droit à l'université de Montpellier.

Mais la droite n'en démord pas : « François Hollande et Jean-Marc Ayrault viennent d'ouvrir la boîte de Pandore du retour de la retraite à 60 ans et ils auront beaucoup de mal à la refermer », s'est alarmé le patron de l'UMP, Jean-François Copé. « Je vois bien que beaucoup de syndicats commencent à vouloir pousser très, très loin le bouchon du retour en arrière. Or, la vérité, c'est que nous n'avons pas le premier euro pour payer tout cela », a-t-il ajouté. Au gouvernement, on réfute ces accusations.

Jean-Pierre Bédéï


Les syndicats mettent la pression

Bien que satisfaits par l'entrée en matière sur les retraites proposée par les nouveaux dirigeants du pays, les syndicats entendent maintenir la pression sur le gouvernement. « On jugera sur les actes » avancent-ils.

Jean-Claude Mailly, le patron de FO exige que les trimestres « validés » et pas seulement ceux « cotisés » soient pris en compte pour la retraite des personnes qui ont commencé à travailler tôt. « La différence est de taille. J'ai entendu François Hollande dire que ce serait du « cotisé », puis qu'on verrait plus tard pour le « validé ». Non, c'est maintenant qu'il faut décider. Le décret annoncé risque de ne pas bénéficier aux personnes les plus fragiles, celles qui ont eu des carrières incomplètes à cause de longues périodes d'inactivité, et singulièrement les femmes. Il faudrait aussi prendre en compte les trimestres pour enfant »,

La CGT est sur la même longueur d'onde, « Nous aurions souhaité qu'on prenne en compte la durée de cotisation validée. Pour nous, ce décret n'est qu'une première étape vers le rétablissement du droit au départ à 60 ans pour tous, une revendication que nous ferons entendre dès la rencontre du 29 mai ». À la CFDT on estime aussi qu'« il faudra répondre au problème des carrières incomplètes et de la retraite des femmes, mais dans le cadre plus large d'une réforme globale. Le décret promis sous trois semaines est « de toute façon une avancée significative pour les personnes qui ont commencé à travailler jeune et qui ont cotisé plus longtemps que les autres ».


Retraite à 60 ans : la bataille est relancée

François Hollande avait prévenu : la question du SMIC et celle des retraites devraient être traitées prioritairement par le gouvernement avant les élections législatives. Il s'agissait pour le nouveau Président de réparer une injustice en revenant à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 19 ans et qui ont accumulé au moins 41 annuités de cotisations.

En France, 150 000 personnes sont concernées par cette mesure qui doit coûter à l'État 1 milliard d'euros par an, soit 5 milliards d'ici à 2017, financée par une hausse de 0,1 point par an des cotisations patronales et salariales.

Pas question d'attendre. Hier encore, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a souhaité que la décision soit prise dans les trois semaines, c'est-à-dire avant les vacances après discussions avec les partenaires sociaux. Mais le décret préparé par la nouvelle ministre des Affaires sociales Marisol Touraine soulève déjà des interrogations quant à sa mise en œuvre et son financement.

La bataille des retraites pourrait bien être relancée même s'il ne s'agit pas de détricoter dans son ensemble la réforme Sarkozy de novembre 2010.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a donné le ton hier en alertant sur « l'impact financier » du projet, notamment pour les régimes Agirc et Arcco gérés par le patronat et les syndicats. L'Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres) gère le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés cadres, tandis que l'Arrco (Association pour le Régime de Retraite Complémentaire des salariés) gère les complémentaires des salariés non-cadres. Selon le patronat, les deux associations ne seront « pas à même de supporter un tel choc. Le coût pour elles serait de l'ordre de 2 milliards d'euros par an, dès 2017. Il serait au minimum de 5 milliards par an à partir de 2017 pour le régime général sans compter le chiffrage pour la fonction publique », ajoute Laurence Parisot.

La question est de savoir si les périodes validées comme le temps de chômage ou la maladie seront prises en compte. François Hollande a toujours évoqué le terme d'annuités « cotisées » et donc travaillées. Rassurante ces derniers jours, Marisol Touraine a précisé que les congés maternité entreraient en compte dans cette comptabilité, tout comme les périodes de service militaire et de maladie, dans certaines limites.

Le dispositif « carrières longues », qui permet déjà à ceux qui ont travaillé avant 18 ans de partir à 60 ans ou avant, prend en compte la maladie, la maternité et la période militaire dans la limite de quatre trimestres par catégorie. En revanche, chômage et majorations pour enfants sont exclus de ces périodes cotisées. Les syndicats font tout pour élargir le périmètre.


Les dossiers chauds

EMPLOI

En cinq ans, le nombre de chômeurs a progressé de près de 500 000, et l'emploi salarié a chuté de 200 000. Aujourd'hui, plus de 4 millions de personnes se retrouvent au chômage. Et les emplois précaires constituent désormais une des caractéristiques du marché du travail. Un jeune actif sur quatre et six « plus de 55 ans » sur dix sont sans emploi. Aux deux bouts de la chaîne, la situation est dramatique. Les mesures prises par les précédents gouvernements se sont montrées inefficaces. La crise et la désindustrialisation expliquent en partie cette situation. Les perspectives ne se révèlent guère plus réjouissantes. En effet, selon l'OCDE, le taux de chômage dépassera 10 % en milieu d'année. Et l'Unedic prévoit 307 000 chômeurs et 91 000 pertes d'emplois de plus en deux ans. À court terme, une rafale de plans sociaux menace de nombreux salariés. Le gouvernement mise sur un retour de la croissance pour faire face.

La politique du gouvernement :

- Contrat de génération

- 150 000 emplois d'avenir

- Renchérissement du coût des licenciements boursiers

FORMATION

Avec l'accroissement du chômage, la question de la formation professionnelle est devenue cruciale. D'autant que les circuits de formation sont souvent compliqués. L'idée que la formation des salariés doit se faire tout au long de la carrière professionnelle s'est imposée parmi les syndicats et au PS. La formation doit donc être orientée en direction des chômeurs afin d'accroître leurs chances de retour à l'emploi, mais aussi vers les salariés pour leur permettre de mieux s'adapter aux fluctuations du marché de l'emploi. Le nouveau gouvernement prévoit donc de créer « une véritable sécurité sociale professionnelle avec un compte-temps formation ». Ce dispositif, présenté notamment comme un « droit à la formation initiale différé » par plusieurs spécialistes de la question au Parti socialiste, permettra de reprendre ses études, de prendre un temps sabbatique, de rebondir après un licenciement et de progresser professionnellement.

Les Régions devraient jouer un rôle fondamental dans ces dispositifs: le gouvernement envisage le développement de « de véritables services publics régionaux de la formation ».

La politique du gouvernement :

- Sécurisation des parcours professionnels

SALAIRES

Les salaires sont relativement faibles en France. Les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles pour un nombre croissant de ménages surtout lorsqu'on sait que 50 % des Français gagnent moins de 1 646 euros par mois. Les salaires n'évoluent guère depuis des années, ce qui handicape la consommation et provoque une explosion des crédits à la consommation et des surendettements. Le niveau des salaires augmente un peu plus vite que l'inflation, mais chacun sait que l'indice des prix est sujet à caution depuis longtemps. Enfin les emplois précaires se développent. Le gouvernement a peu de marges de manœuvre en matière de salaires puisqu'il n'a quasiment pas de prise sur les entreprises privées. Il ne peut qu'encourager la concertation des partenaires sociaux. Mais les patrons se réfugient derrière la crise et les charges pour refuser de faire un effort. Quant aux heures supplémentaires, elles restent très aléatoires dans la mesure où elles sont tributaires des carnets de commande des entreprises. Enfin, l'écart des rémunérations entre les femmes et les hommes ne parvient pas à se réduire sensiblement. Le gouvernement prévoit une loi sanctionnant les sociétés qui ne pratiquent pas l'égalité entre les sexes dans ce domaine.

La politique du gouvernement :

- Concertation entre les partenaires sociaux dans le cadre d'une conférence.

- Ramener à un écart maximal de 1 à 20 les rémunérations dans les entreprises publiques.

SMIC

L'attente est forte. François Hollande a promis un coup de pouce conséquent au salaire minimum, en plus de la révision de son mode de calcul mi-juillet lors d'une conférence économique et sociale. « La taille du pouce, nous en discuterons avec les syndicats », a déclaré Michel Sapin lors de son installation rue de Grenelle. Les représentants des salariés mettent déjà la pression. La CGT, qui craint un « premier accrochage » avec le nouveau ministre sur ce dossier, réclame 300 euros brut de hausse et FO 250 euros net. Le patronat s'inquiète quant à lui des conséquences sur la compétitivité des entreprises. La Confédération des PME a évoqué « la fragilité d'un grand nombre » de ces petites entreprises, lors de son entretien avec Arnaud Monetbourg (Redressemnt productif) lundi. Il a insisté « sur la nécessité de ne pas renchérir le coût du travail au travers notamment d'une augmentation du smic ». Jean-Marc Ayrault a répondu hier en prônant la concertation : « Il faut des mesures de justice, cela vaut pour le smic, et je comprends les difficultés des entreprises, nous ferons les choses dans le dialogue. »

La politique du gouvernement :

Le gouvernement envisage un mode de calcul plus généreux de la hausse annuelle du Smic afin qu'il ne soit pas indexé que sur l'inflation, mais aussi lié à la croissance.


Les autres urgences

Education > Rythmes scolaires. Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a affirmé hier que les décisions concernant les sujets d'éducation, y compris celui des rythmes scolaires, seraient prises « fin juillet » après concertation, avant une loi de programmation à l'automne.

Ecole > L'allocation de rentrée en hausse. Versée pour des enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans par la Caisse d'Allocations Familiales, elle va augmenter de 25 % dès septembre 2012.

Justice > Tribunaux pour mineurs supprimés. Sans surprise, la ministre de la Justice Christiane Taubira rendra caduques deux réformes sarkozystes décriées par la gauche. Avant tout la création du tribunal correctionnel pour les mineurs de 16 à 18 ans, précédemment jugés par les tribunaux pour enfants. L'introduction de jurys citoyens pour une partie des affaires correctionnelles sera évaluée puis certainement supprimée.

Fonction publique > Une plate-forme de revendications. Les syndicats de la Fonction publique sont convenus d'attendre d'avoir rencontré tour à tour leur nouvelle ministre Marylise Lebranchu avant de définir une plates-formes commune de revendications.

Hôpital > Suppression de la convergence tarifaire. Le nouvel exécutif devra répondre aux espoirs du secteur hospitalier public, sans braquer le secteur privé qui s'alarme de la suppression de la convergence tarifaire. Des postes de médecins et d'infirmières scolaires ont également été promis. La nouvelle équipe devra enfin engager la réforme de la dépendance, chiffrée à plusieurs centaines de millions d'euros.


expert

"Plus de justice est indispensable"

Bruno Palier, agrégé de sciences sociales, directeur de recherche à Sciences Po, répond à nos questions.

Comment appréciez-vous les mesures annoncées par le gouvernement et son désir de concertation ?

Tout se met en place et semble aller dans le bon sens, vers une réforme juste, ce qui est indispensable et qui était loin d'être le cas avec la réforme de 2010. Pour certains, il fallait cotiser 43 ans et pour d'autres seulement 41 ans. On va vers un rétablissement de justice. Le gouvernement affiche cette ambition. C'est bien. Maintenant il faut attendre et voir ce qui va se passer.

Le décret que va prendre le gouvernement porte sur les retraites de base. Et pour les complémentaires qu'en est-il ? L'Agirc et l'Arco vont-ils pouvoir assumer financièrement cette nouvelle charge ?

Il va falloir que les syndicats et les organisations patronales négocient l'alignement sur le régime de base. Cela semble possible. Il y a déjà eu des discussions à ce sujet entre le Medef et les syndicats. Les syndicats disent qu'en transformant les exemptions diverses, il rentrerait au minimum dans les caisses des complémentaires 2 à 2,2 milliards d'euros. C'est à une remise à plat qu'il faut procéder et je ne peux en dire plus pour l'instant. Tout cela sera mis sur la table des négociations.

Le Premier ministre a annoncé une méthode de concertation avec les syndicats. Comment trouvez-vous la méthode Ayrault ?

L e Premier ministre n'a pas perdu de temps pour ouvrir le premier chantier de réforme des retraites. L'idée d'une « grande conférence sociale avant le 14 juillet et qui aura été préparée par des rencontres séparées avec les syndicats et par une conférence de la méthode est intéressante. Tout cela montre une certaine ambition pour plus de justice. Maintenant tout dépend de ce que chacun apporte et met dans cette construction. Que veulent les syndicats ? Quelles sont les marges de manœuvres des uns et des autres ? Quelle sera la conjoncture ? Pour l'heure je ne suis pas en mesure de le dire. Il peut y avoir des déceptions. Mais je me répète, tout cela me semble aller dans le bon sens et vers p lus de justice.

Recueilli par Françoise Cariès

BON VENT AU GOUVERNEMENT DE JEAN MARC AYRAULT MIS DANS DES DIFFICULTES INTENSES EN RAISON DE LA POLITIQUEACTASTROPHIQUE DE SES PREDECESSEURS QUI MET TOUTE SON ENERGIE, MALGRE LA SITUATION ECONOMIQUE DEPLORABLE A RETABLIR LA JUSTICE, A LUTTER CONTRE LES INEGALITES, CONTRE LE CHOMAGE ET A REDRESSER LA MAISON FRANCE ET A LUI RENDRE SON RANG DANS LA COMMUNAUTE MONDIALE.


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Par jaccuse56.over-blog.com - Publié dans : politique
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 10:23

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Donner une  majorité au changement est un impératif absolu, car sinon le Programme Présidentiel ne pourrait pas être appliqué. Une cohabitation se traduirait par une paralysie  absolument insupportable dans la période de crise  que nous vivons. Pour sortir de la situation dans laquelle nous sommes, nous avons besoin d'un exécutif fort dont les deux têtes agissent dans le même sens.

Le triste spectacle que nous donne la droite en ce moment démontre, s'il en était besoin l'impossibilité d'agir à laquelle serait confronté l'exécutif, ce dont les Français feraient les frais.

 

La droite a un bilan accablant. Elle a plongé la France dans la récession. Les dépenses irraisonnées de Sarkozy, les cadeaux aux plus riches a conduit à un accroissement considérable de notre dette, à un chômage inédit en France.

Elle a perdu l'élection présidentielle, mais ne le reconnaît pas, ne l'admet pas. Alors elle continue à insulter, à s'attaquer aux personnes. Pas une mesure gouvernementale ne trouve grâce à ses yeux.Pas même la décision de baisser le salaire du Président de la République   et celui des ministres qui se traduira par une économie de 90000 euros et 10% des frais de fonctionnement.

François Hollande s'efforce de faire des économies, notamment dans ses déplacements à l'étranger.Quand pour aller à Brucelles Sarkozy utilisait deux avions soit 20000euros pour son super avion François Hollande prend le train soit au maximum 400 euros en première. Une goutte d'eau dans l'immensité de la dette: mais les petits ruisseaux font les grandes rivières.Pour la droite, silence radio.

La réforme des retraites, par décret, d'ici trois semaines, une promesse du Président. Un tollé général. "Anti-démocratique, le parlement doit être saisi". Sauf que Jean Marc Ayrault a simplement appliqué la constitution. Sauf que la droite a simplement oublié que la réforme Filon a  été un coup de force imposé sans la moindre concession alors que les Français étaient dans la rue. C'est cela qui est anti- démocratique. 

"Pas d'urgence" dit la droite. Si, il y a urgence pour tous les Français concernés et qui pourraient quitter leur fonction en Juillet!

"Opération électorale "dit la droite. Non: simplement promesse du Président pendant la campagne électorale.

Politique européenne: du vent. Et bien non! Rien n'est encore fait, mais à Bruxelles, le Président de la République Française a déjà fait bouger les lignes.


 François Hollande, Angela Merkel et leurs partenaires ont posé mercredi soir les jalons d'une relance par la croissance de l'Union européenne, sans trancher sur la question controversée des euro-obligations pour mutualiser la dette, que Berlin juge inopérantes.

La réunion informelle entre les 27 visait à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin "qui devrait, si le travail est fait en ce sens, préparer un Pacte de croissance qui pourrait être un pas supplémentaire à ce qui s'est jusqu'à présent construit", a dit le président français lors d'une conférence de presse.

L'opposition entre la France et l'Allemagne sur les euro-bonds destinés à mutualiser la dette n'est pas tranché.

Mais les discutions continuent.

"Les euro-obligations ne contribuent pas à relancer la croissance", a affirmé Angela Merkel dès son arrivée.

Le chef de l'Etat a dit respecter ce point de vue tout en espérant une évolution d'ici fin juin.

"Il y a de la part de l'Allemagne l'idée que les eurobonds, si je veux donner la version la plus optimiste, ne peuvent être qu'un point d'aboutissement alors que nous considérons que ça devrait être un point de départ", a-t-il expliqué.

Sur ce point, "François Hollande n'est pas arrivé armé d'une kalachnikov en disant 'on veut des euro-obligations'. Ce n'est pas du tout la démarche", a expliqué un diplomate français.

 CE QUI EST CERTAIN, C'EST QUE L'ÉLECTION DE HOLLANDE "CHANGE LE CLIMAT"

L'élection de François Hollande le 6 mai et le retour des inquiétudes sur le front de la crise de la dette, notamment en Grèce, ont fait évoluer les esprits en Europe, où l'accent est désormais mis sur la stimulation de la croissance.

"Je suis frappé en venant ici de voir à quel point l'élection de François Hollande a changé la donne. Je ne dis pas que ça change tout, mais ça change le climat", a déclaré Jean-Marc Ayrault, présent lui aussi à Bruxelles pour une réunion de Premiers ministres européens.

Plusieurs initiatives susceptibles de relancer la croissance à moyen terme, qui font partie des revendications de François Hollande, font d'ores et déjà consensus.

Il est question de mobilisation en faveur des PME des 80 milliards d'euros de fonds structurels européens non utilisés, de lancement d'euro-obligations pour financer des grands projets d'infrastructures et d'une augmentation des capacités de prêt de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Les dirigeants européens ont invité cette dernière à réfléchir à une augmentation de capital en vue d'un effort sur la croissance, a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, évoquant également un accord à 27 sur le principe d'un renforcement de l'union économique.

Un projet-pilote sur les "euro-projets" pourrait entraîner le déblocage de 4,6 milliards d'euros d'investissements et la recapitalisation de la BEI lui permettrait de financer des projets allant jusqu'à 180 milliards d'euros.

La France pousse en outre l'idée d'une taxe sur les transactions financières, notamment rejetée par Londres.Mais il pourrait être envisagé que cette taxe soit appliquée par les pays qui le souhaitent.

Pour permettre au débat d'avancer, François Hollande a mis une sourdine à son exigence d'une renégociation du traité de discipline budgétaire, qui suscitait l'opposition de Berlin.

CORDE SENSIBLE

Il a indiqué qu'il pourrait y renoncer s'il obtient satisfaction sur la croissance dans un texte séparé, tout en s'engageant à redresser les finances publiques françaises.

"À ce stade, pour permettre la discussion la plus large, nous n'avons pas évoqué d'instrument juridique", a-t-il dit en conférence de presse.

Le sujet des euro-obligations touche une corde sensible en Allemagne, où l'on ne veut pas offrir une assurance tout risque à des pays comme la Grèce, qui pourraient alors emprunter à des taux très bas, ce qui allégerait la pression pour mener à biens les réformes.

D'autres pays, comme les Pays-Bas et la Finlande, sont du même avis mais François Hollande est soutenu par d'autres partenaires européens, comme l'Italie et la Commission et donc n'est pas isolé.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui a déjeuné à l'Elysée, ne considère pas les euro-obligations comme une priorité. Son pays, qui a besoin de liquidités, ne peut se permettre de froisser Berlin.

Pour l'Allemagne, qui a déjà dû accepter des entorses au traité de Maastricht, qui interdit formellement le sauvetage de pays comme cela a été le cas avec le plan grec, et les actions de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur des banques, accepter de tels mécanismes est politiquement impossible.

François Hollande a expliqué que les eurobonds ne devaient pas servir à mutualiser les dettes passées mais permettre des emprunts nouveaux.

Le président français s'est voulu ouvert au dialogue, refusant de se poser en "sauveur de l'Europe".

Incontestablement les choses avancent et la droite serait de mauvaise foi si elle ne le reconnaissait pas.

Cette droite qui ne se contente pas de dénigrer les actions du gouvernement de la France, mais qui, dès leurs noms connus s'en est pris aux ministres.

Christiant TAUBIRA est leur point de mire. Traitée de laxiste, critiquée par Marine LE PEN pour sa couleur de peau et la loi sur l'esclavage qui porte son nom. 

Critiquée parce qu'elle veut supprimer le tribunal correctionnel  pour les mineurs, promesse du candidat Hollande.

Critiquée parce qu'elle est allée participer à un match de foot entre des détenus et leurs surveillants.

Critiquée alors qu'elle n'a eu que quelques jours pour agir et a déjà donné des signes forts.

Critiquée surtout parce que c'est une femme forte, qui s'et engagée  à ce que la justice soit indépendante ce qui n'arrange pas la droite rattrapée par les affaires et le risque de voir Sarkozy interrogé par la justice dès  la fin de son immunité, mi Juin. Alors elle piaille, la Droite, elle gesticule, elle réclame une cohabitation pour mettre fin à tout cela.

Montebourg, est aussi leur point de mire. Condamné pour injure envers les anciens dirigeants de SEA FRANCE qui le méritaient bien, et alors même que le jugement  rendu n'est pas définitif puisqu'il a interjeté appel, elle réclame sa démission parce qu'il n'est pas "irréprochable," eux qui sont plongés jusqu'au cou dans des affaires nauséabondes.

Jean Marc Ayrault est à juste titre venu au secours de son ministre, les faits reprochés n' étant pas des actes contraires aux valeurs de la République."

L'atmosphère nauséabonde dans laquelle nous plunge chaque minute la droite n'est plkujs supportable. Nous ne voulos plus subir ce comportement. Ils ont peerdu la présidentielle. Les Français ne se déjugerons pas. Ils ont choisi une autre politique. Ils s'en donnerona les moyens et la droite aura 5 ans pour réfléchir et se calmer.

 

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 10:29

Excellente  prestation de Ségolène ROYAL hier matin sur I TELE. La Présidente de la Région Poitou Charente soutient la politique du Président de la République avec son énergie habituelle.

Il faut dire que la droite, qui vient de perdre une élection majeure, refuse d'accepter sa défaite et n'a d'autre argument pour tenter de sauver les meubles dans l'élection législative que de se livrer sans vergogne à des attaques honteuses contre les Ministres de la République et en particulier le garde des sceaux, tant elle a peur de voir ses plus hauts responsables devoir répondre de leurs actes devant la justice.

Tous    les jours une nouvelle affaire frauduleuse. Aujourd'hui MEDIAPART nous apprend que pendant la campagne éléctorale, le candidat Président a continué à faire rémunérer par l'Eysée, c'est à dire le contribuable  son conseiller en communication ainsi que les sondages.

Il faut dire qu'aucune mesure ne trouve grâce auprès d' l'UMP; même pas la diminution de 30% du salaire du Président de la République et des ministres.

Il faut dire qu'alors qu' elle  critique la politique étrangère de François HOLLANDE qui mène des négociations difficiles pour convaincre l'Europe de relancer la croissance sans laquelle personne ne pourra payer ses dettes, ce qui montre l'irresponsabilité du Président de l'UMP qui préfère la politique politicienne à la politique de la France.

Dans ce contexte haineux l'intervention de Ségolène ROYAL dans les média s'avère indispensable et, comme d'habitude elle apparaît sereine, déterminée et pédagogue. 

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Ségolène Royal était ce matin l'invitée politique de Christophe Barbier sur I>Télé

En attendant la vidéo...


Christophe BARBIER

Bonjour Ségolène ROYAL. Bienvenue.

Ségolène ROYAL

Bonjour.

Christophe BARBIER

Le président, François HOLLANDE, revient des Etats-Unis, diriez-vous, comme Laurent FABIUS, que ce voyage a été un sans faute ?

Ségolène ROYAL

Oui, c’est un sans faute, pour deux raisons. D’abord parce que François HOLLANDE a affirmé l’indépendance de la France, c'est-à-dire la tradition diplomatique française, mais il l’a fait sans arrogance, et en second lieu il a été à l’initiative, mais en tenant compte du collectif, et du nécessaire pragmatisme qu’il faut mettre en place pour aboutir à des résultats.

Christophe BARBIER

Le programme c’est des concessions. Ne retirer d’Afghanistan, par exemple, que les troupes combattantes avant la fin de l’année, c’est un peu un coup de canif dans les promesses électorales.

Ségolène ROYAL

Il a toujours parlé des troupes combattantes, certains ne s’en souviennent peut-être pas, mais pendant la campagne présidentielle il n’a évoqué que les troupes combattantes. Là aussi, nous sommes pragmatiques, réalistes, et on sait parfaitement que pour replier un certain nombre d’instructeurs et aussi des spécialistes qui entretiennent le matériel et qui organisent le rapatriement du matériel, il faut distinguer les troupes combattantes, qui elles rentreront en France avant la fin de l’année 2012, et l’organisation du repli des autres spécialistes de l’Armée française.

Christophe BARBIER

Est-ce que vous soutenez le soutien apporté par François HOLLANDE, est-ce que vous l’approuvez ce soutien, au bouclier antimissiles ?

Ségolène ROYAL

Oui, mais vous savez qu’il l’a fait, là  aussi, en obtenant les précisions dans le communiqué qui l’attendait, c'est-à-dire que le bouclier antimissiles ne se substitut pas à la défense par dissuasion nucléaire.

Christophe BARBIER

Mais nous allons devoir payer, nous Français, nous Européens, pour participer à cette opération américaine, cette opération de l’OTAN.

Ségolène ROYAL

C’est une continuité, là aussi on ne remet pas brutalement en cause la continuité, la parole de la France, en revanche on est ferme sur les principes, et en particulier, je viens de le dire, sur le principe de la dissuasion nucléaire, et sur l’association de la France aux décisions qui seront prises.

 

 

Christophe BARBIER

Demain c’est la Grèce qui va occuper le président au sommet européen informel, alors est-ce que vous, vous souhaitez que la Grèce sorte de l’euro, dans l’ordre, mais sorte ?

Ségolène ROYAL

Certainement pas, je crois que ce serait un très mauvais signal donné à la zone euro. La zone euro a été affaiblie parce qu’il n’y a pas eu de gouvernement économique qui a été mis en place en même temps que la zone euro. Il n’est pas trop tard pour bien faire. L’urgence c’est de maintenir la cohésion de l’Europe, parce que si la Grèce sort de l’euro, qu’en sera-t-il ensuite d’autres pays ? L’euro, c'est-à-dire la mise en place d’une monnaie commune, a été aussi à l’origine de la solidité de l’économie européenne, aujourd’hui il faut absolument, impérativement, faire ce qui n’a jamais été fait depuis le début, un gouvernement économique européen qui à la fois contrôle les dérapages financiers, mais aussi relance la croissance économique.

Christophe BARBIER

Et pour relancer la croissance, est-ce que la France doit continuer à insister pour que les Eurobonds soient adoptés au plus vite ?

Ségolène ROYAL

C’est un élément parmi d’autres. Il y a les Eurobonds, il y a la réforme du système bancaire, je crois que c’est la question clé qui devra être abordée au plan européen.

Christophe BARBIER

Comment on fait ? On change les statuts de la Banque Centrale ?

Ségolène ROYAL

Il faut réformer les banques, c’est l’engagement aussi qu’a pris François HOLLANDE, c'est-à-dire distinguer au sein des banques les activités spéculatives des activités de prêt. Aujourd’hui on a un système bancaire, non seulement en France, mais en Europe, qui continue à être au service de lui-même, et non pas au service du développement économique, voilà la première réforme à prendre, c’est une réforme nécessaire qui méritera, là aussi, une union très forte des responsables politiques des pays européens pour affronter le pouvoir financier. Ensuite il faut utiliser la taxation sur les mouvements de capitaux, qui entre en application, vous le savez, le 1er août, donc décider ensemble de ce que l’on fera avec le rendement de cette taxe sur les mouvements de capitaux. Et enfin, mettre en place les Eurobonds, qui permettent de faire une solidarité européenne, à condition, bien évidemment, que les pays soient bien gérés.

Christophe BARBIER

« Il n’y a rien à négocier avec l’Europe » dit Alexis TSIPRAS le leader de la gauche dure grecque, « on ne négocie pas avec l’enfer. » Vous entendez ce message ?

Ségolène ROYAL

Non, parce que l’Europe c’est une entité abstraite. C’est quoi l’Europe ? L’Europe ce sont des décideurs politiques.

Christophe BARBIER

Qui imposent l’austérité aux Grecs, c’est ce que dit TSIPRAS.

Ségolène ROYAL

Voilà, eh bien qui enfin doivent entendre les peuples, et si François HOLLANDE a été élu c’est précisément pour que ça change, aussi, au niveau de l’Europe, en ce qui concerne la hiérarchie des priorités, et les Français attendent beaucoup, d’autres peuples européens aussi attendent beaucoup de ce changement en France. Donc, écoutons les peuples, et ce n’est certainement pas en continuant les politiques d’austérité, c'est-à-dire de baisse des salaires, de baisse des retraites, et d’étranglement des PME, que l’on sortira nos pays de l’ornière, mais bien au contraire, en tenant les deux bouts, c'est-à-dire à la fois une gestion rigoureuse des fonds publics et en même temps la mobilisation des fonds bancaires pour le développement économique, et notamment les crédits aux petites et moyennes entreprises innovantes.

Christophe BARBIER

Pour réformer cette gouvernance économique de l’Europe, est-ce que vous soutenez la candidature de Wolfgang SCHÄUBLE, allemand, à la tête de l’Eurogroupe pour succéder à JUNCKER ?

Ségolène ROYAL

Ce serait un mauvais signal, parce que vous savez qu’il est sur une ligne extrêmement rigide, or cette ligne rigide, cette ligne d’austérité, a démontré son échec, donc il ne faut pas, je crois, s’enferrer dans cette direction-là, et sans doute faut-il trouver quelqu’un qui a un peu plus d’imagination, dirons-nous pudiquement.

Christophe BARBIER

Ça pourrait être un Français, ou il faut que les grands pays se tiennent à l’écart ?

Ségolène ROYAL

Ça… ce qu’il faut c’est trouver la personne compétente, peu importe sa nationalité. La France non plus ne peut pas occuper tous les postes, donc il faut éviter d’imposer à la fois ses idées et ses hommes, mais je crois que les dirigeants européens doivent trouver la meilleure personne, au meilleur endroit, pour à la fois être dans la continuité des politiques rigoureuses, mais en même temps être dans le desserrement de cet étau, qui plombe nos économies.

Christophe BARBIER

En France une vague de plans sociaux est redoutée, est-ce que le gouvernement droit prononcer un moratoire, est-ce qu’il faut interdire ces plans sociaux ?

Ségolène ROYAL

Interdire, c’est difficile, parce que ce n’est pas forcément efficace, un gouvernement ne peut pas se mettre à gérer toutes les entreprises, en tout cas ce qui est clair c’est qu’il doit donner des avertissements très fermes aux entreprises qui s’amuseraient à délocaliser ou à licencier alors qu’elles font des bénéfices, et en tout cas la loi sur l’encadrement des licenciements boursiers doit rapidement intervenir.

Christophe BARBIER

Avant l’été si possible, avant la coupure des vacances, dès que le Parlement sera réuni ?

Ségolène ROYAL

Ça serait souhaitable, parce qu’il ne faudrait pas que des plans sociaux qui ont été gelés parce que certaines entreprises du CAC40 étaient les amies de l’ancien pouvoir, tout à coup déferlent sur le pays, il faut que ces dirigeants qui s’apprêtent à faire de tels plans sociaux, sachent qu’ils trouveront en face d’eux des règles à appliquer.

Christophe BARBIER

Est-ce que Redressement productif ce n’est pas un intitulé malheureux pour le ministère d’Arnaud MONTEBOURG ?

Ségolène ROYAL

Au contraire, c’est quelque chose, c’est un intitulé dynamique, qui montre la volonté d’action.

Christophe BARBIER

Christiane TAUBIRA a-t-elle raison, ou tort, d’annoncer la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs, les 16/ 18 ans ?

Ségolène ROYAL

Moi je ne vois pas pourquoi polémiquer avec l’annonce qu’a faite Christiane TAUBIRA. Ça a été une annonce faite par le candidat, donc aujourd’hui elle va être mise en application, mais j’observerai que cette annonce n’est pas isolée, elle fait partie d’une action globale de lutte contre le grave problème de la délinquance des mineurs, notamment des mineurs récidivistes, et vous savez que dans les 60 propositions il y a l’objectif du doublement des centres éducatifs fermés.

Christophe BARBIER

Il y a un petit côté gauche laxiste, gauche naïve là.

Ségolène ROYAL

Je crois que c’est simplifier ce qu’elle a dit ou caricaturer ce qu’elle a dit. Lorsque j’entends l’UMP tout de suite monter au créneau contre Christiane TAUBIRA, car ce qui est vrai, je le répète, c’est qu’il y a un équilibre dans la lutte contre la délinquance des mineurs, il y a en effet renforcer le volet éducatif. et vous savez bien d’ailleurs, si l’on veut réduire la délinquance des mineurs il faut agir le plus tôt possible sur les jeunes pour qu’ils ne dérivent pas vers ces comportements délictueux et de plus en plus violents, et il faut aussi trouver des alternatives à la prison, et donc il est urgent de réaliser cette promesse des 60 propositions, de doubler le nombre de places en centre éducatif fermé, il n’y a là aucun laxisme, bien au contraire.

Christophe BARBIER

Si vous êtes présidente de l’Assemblée nationale, le mois prochain, est-ce que vous serez une sorte de snipper pour rectifier le gouvernement quand il fera une mauvaise annonce ?

Ségolène ROYAL

Certainement pas, ce n’est pas le rôle du président de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale c’est la représentation populaire, l’Assemblée nationale doit exercer la plénitude de ses responsabilités, les députés doivent être respectés dans la plénitude de leurs compétences. Pourquoi ? parce que nous devons remettre le peuple au cœur de tout, en avant de tout, c'est-à-dire le peuple écouté, et un parlementaire c’est un élu du peuple qui doit écouter et respecter parce qu’il peut, au contraire, aider le gouvernement à réussir en faisant remonter ce que disent les gens sur le terrain.

Christophe BARBIER

En un mot. Que vous inspire l’enquête préliminaire contre DSK pour viol en réunion ?

Ségolène ROYAL

Du dégoût.

Christophe BARBIER

Ségolène ROYAL, merci. Bonne journée.

Bon vent à Ségolène ROYAL, d'abord pour son élection à la députation à la Rochelle et ensuite en qualité de Présidente de l'Assemblée Nationale poiur laquelle après le soutien du Président de la République et du Premier Ministre, elle reçoit celui de Bruno Le Roux qui convoite la Présidence du Groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale.

 

Ségolène Royal rêve de la présidence de l'Assemblée nationale. Est-elle la bonne personne pour le rôle ?

Bruno Le Roux:

Ce serait un signe fort après ce qu'a excellemment réussi Jean-Marc Ayrault dans la composition du gouvernement et avec l'engagement pris par François Hollande d'une parité totale : pour la première fois, une femme serait présidente de l'Assemblée nationale. Ségolène Royal a toutes les qualités pour cela. 

Cela ne donne-t-il pas l'image d'un clan qui se place ?

Bruno le Roux:

Non ! Ségolène Royal est une responsable politique de premier plan, elle a été notre candidate à la présidentielle, elle a mené un combat pour que nous gagnions en 2012. Avoir une responsable de cette envergure à la tête de l'Assemblée, c'est quelque chose de fort pour la démocratie.

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 10:10

6ab99ea8-a0e8-11e1-b3e7-771feb33aa19-493x328.jpg Si elle est élue députée de La Rochelle le mois prochain, Ségolène Royal quittera la présidence du conseil régional qu’elle occupe depuis 2004 après avoir bouclé les dossiers: le photo voltaïque, la banque d'investissement et les digues.

Décision conforme à ses convictions puisqu'elle a toujours été contre le cumul des mandats et s'est appliquée cette règle à elle même en renonçant  à son mandat de députée dans les Deux Sévres.

Cette décision rassurera la Rochelle où elle accordera tout son temps en tant que députée et qui bénéficiera d'une aura nationale si elle est Présidente de l'Assemblée Nationale et fera aussi taire les députés qui ne comprendraient pas qu'elle ne se donne pas à 100% à ce mandat.

Monsieur Falorni, cet ancien Premier Secrétaire Fédéral exclu du PS pour avoir failli au devoir d'obéïssance à son parti, au poste qui était le sien devra en prendre de la graine, lui qui n'a pas hésité à inclure dans sa liste des personnalités de droite, au surplus racistes.

On ne peut que saluer l'honnêteté et la droiture de Ségolène ROYAL qui, en faisant voter  ses électeurs des primaires pour François HOLLANDE et en menant une campagne exemplaire pour le candidat a assuré sa victoire.

Ségolène ROYAL est décidément une Grande Dame, une femme debout et une politique hors paire.

 

Si elle est élue députée de La Rochelle le mois prochain, Ségolène Royal quittera la présidence du conseil régional qu’elle occupe depuis 2004.

Ségolène Royal, ici entourée des « grands » élus socialistes du Poitou-Charentes lors de la campagne de 2010, quittera la présidence de la Région en cas d'élection victorieuse à La Rochelle.Ségolène Royal, ici entourée des « grands » élus socialistes du Poitou-Charentes lors de la campagne de 2010, quittera la présidence de la Région en cas d'élection victorieuse à La Rochelle.

Invitée de France Bleu Poitou hier matin, Ségolène Royal, a annoncé officiellement qu'elle renoncerait à la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes si elle était élue députée à La Rochelle le mois prochain. En campagne pour la présidence de l'Assemblée nationale (comme Jack Lang et Jean Glavany d'ailleurs), l'ancienne députée des Deux-Sèvres accepterait ainsi de se soumettre au non-cumul des mandats.

 " C'est une bonne nouvelle pour les Rochelais "

Pourtant, il y quelques semaines, sur les mêmes ondes radiophoniques, elle déclarait qu'elle honorerait le mandat que lui ont confié les Picto-Charentais tant que son parti n'imposerait pas le non-cumul. L'élection de François Hollande a changé la donne : s'il y a une majorité socialiste à l'Assemblée nationale en juin, il y aura une loi qui limitera le cumul des mandats.
Cette décision n'étonne donc pas son vice-président, Jean-François Macaire, qui le juge conforme « au fait qu'elle a toujours défendu le non cumul des mandats ». Il rappelle qu'elle avait déjà montré l'exemple en 2007 en ne sollicitant pas le renouvellement de son mandat de députée des Deux-Sèvres, « favorisant ainsi l'émergence de Delphine Batho, qui est aujourd'hui au gouvernement »
« C'est une bonne nouvelle pour les Rochelais à qui elle montre que c'est essentiellement à leur territoire qu'elle se consacrera, continue ce fidèle. Et il n'y a pas d'inquiétudes à nourrir pour le conseil régional puisque l'impulsion a été donnée et que le travail se poursuivra. » C'est vrai que la collectivité régionale avait continué à tourner pendant la campagne des présidentielles en 2007 ou celle des primaires l'an dernier.
Ceci dit, Ségolène Royal s'est bien gardée de fixer une date précise pour son départ. A la radio, elle a indiqué que celui-ci se ferait « en concertation avec les équipes », et pas avant d'avoir mené à bien certains dossiers, citant « le photovoltaïque, la banque régionale d'investissement, les digues ». Elle n'a pas, non plus, indiqué qui pourrait lui succéder à la tête du conseil régional. « C'est elle que les électeurs ont désignée en 2010, c'est donc à elle d'organiser les choses s'il doit y avoir une succession », estime Jean-François Macaire.

en savoir plus

Qui pour lui succéder ?

Qui s'assoira dans le fauteuil que laissera Ségolène Royal au conseil régional de Poitou-Charentes si elle redevient députée ? Dans cette hypothèse, les regards se tournent immanquablement vers Jean-François Macaire, premier vice-président, fidèle parmi les fidèles depuis 2004. 
« J'ai toujours dit que j'étais disponible et préparé, assure celui-ci. Mais il ne s'agit pas d'une auto proclamation, ce n'est pas à moi de décider. » Parmi les autres « royalistes » du premier cercle, socialistes évidemment, Yves Debien (Deux-Sèvres) ou Françoise Mesnard (Charente-Maritime) pourraient également figurer en bonne position pour cette succession.



 

 

 

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